L’aveuglement

José Saramago (Prix Nobel de Littérature 1998)

Points, 2000

« On ne voit bien qu’avec le coeur, l’essentiel est invisible pour les yeux » Saint-Exupéry

Dans une ville qui pourrait être n’importe quelle ville, un homme qui pourrait être n’importe quel homme devient aveugle, subitement, sans raison. Petit à petit, la cécité devient épidémie. De plus en plus de gens deviennent aveugles et sont campés dans un ancien asile, coupés du monde extérieur afin d’endiguer le fléau. Curieusement, une femme est épargnée par ce « mal blanc » et va servir de guide à un petit groupe d’hommes et de femmes.

A travers ses yeux, José Saramago déroule son récit apocalyptique, métaphore d’une humanité devenue aveugle parce qu’elle n’était plus capable de voir l’essentiel.Lire la suite »

Un peu de délicatesse …

La délicatesse de David Foenkinos, Gallimard, 2009

Il est dit dans le Sud-Ouest du 13 novembre 2011, que David Foenkinos est le grand perdant de cette rentrée littéraire dans la mesure où son dernier livre Les souvenirs donné favori pour le Goncourt sort bredouille de la grande foire aux prix…. Que celles et ceux qui n’ont pas encore découvert cet auteur se précipitent sur La délicatesse … vrai plaisir de lecture que ce livre dans lequel chacun, chacune peut se reconnaître. Une histoire d’amour pas banale dont je ne dévoilerai rien si ce n’est le ton léger et grave, drôle et …délicat…qui nous laisse une envie de courir pieds nus dans la rosée…. (enfin, vous verrez bien !)

Hélène

La solitude des nombres premiers

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Il s’agit du premier roman de l’auteur qui l’a écrit à 26 ans.

C’est l’histoire de deux solitudes. Leur rencontre peut être illustrée par une formule mathématique. Les nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et eux-même. Certains possèdent un jumeau dont ils ne sont séparés que par un nombre pair.

Mattia, surdoué et génie de mathématique, est traumatisé par la disparition de sa soeur jumelle dont il se sent responsable.
Alice est anorexique , handicapée d’une jambe à la suite d’un accident de ski.
Ils se rencontrent au lycée. Aucun n’est intégré au groupe.
Ils se comprennent sans trop se parler, mais aucun d’entre eux n’arrive à mener une vie dite normale. Lui se plonge dans les maths, elle dans la photo et ils vivent ainsi dans le monde qu’ils se sont créé. La vie les éloigne l’un de l’autre, puis les fait se retrouver plus tard sans que rien n’ait vraiment changé.
Le climat de ce roman est noir et froid, mais les émotions passent quand même sans qu’on tombe jamais dans le mélo.

Marie-France

Solaire

Ian McEwan

Gallimard, 2011

Ian McEwan est un écrivain anglais, connu en France pour d’autres romans comme : Expiation, Délire d’amour, Samedi

Son univers romanesque est toujours un peu angoissant. Dans ses oeuvres, il s’interroge aussi sur les grands problèmes du monde moderne.

Quand on lit Solaire, on peut se demander s’il s’agit d’un roman sur le réchauffement climatique et les énergies propres. Ou bien si c’est un roman scientifique qui expose différentes théories de physique. L’ensemble est en effet très bien documenté, parfois même un peu ardu.
En fait, toutes ces questions servent de toile de fond aux aventures et mésaventures rocambolesques du personnage principal. Solaire est un roman comique qui met en scène MICHAEL BEARD, ancien Nobel de physique qui n’a plus rien fait depuis qu’il a obtenu le prix et vit sur sa réputation. C’est un homme vieillissant, chauve et corpulent, égocentrique, attaché à ses petites habitudes, hypocrite, cynique et opportuniste; la liste n’est pas close… Ce personnage peu sympathique est un horrible coureur de jupons et semble avoir a priori la faveur des femmes.
L’intrigue est cocasse : marié cinq fois, M  Beard a trompé toutes ses femmes, la cinquième le trompe de retour avec un maçon pas commode. Beard est nommé directeur d’un centre de recherches sur les énergies renouvelables.Lire la suite »