Au nom de la Loi de Samuel Blumenfeld

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Grasset, avril 2013

Ennui.
C’est le seul mot qui vient à l’esprit lorsqu’on referme ce livre, terminé avec peine. Nous avions repéré cet ouvrage dans un magazine et tout de suite, le sujet semblait plaisant : un jeune garçon s’invente un frère (ou un père ?) imaginaire, Steve McQueen. Idée originale. Sauf que ça ne prend pas … et c’est bien dommage.

Par Marisa

Chronique d’hiver de Paul Auster

Après les années d’égarement avec des livres plutôt décevants comme Dans le scriptorium (2007) ou Seul dans le noir (2009), Paul Auster nous était revenu, ragaillardi, avec de bons livres : Invisible (2010) et Sunset Park (2011). Cette fois-ci, Paul Auster publie une autobiographie d’un genre nouveau, trois décennies après L’invention de la solitude (1982) Jusqu’alors, […]

No country for old men

cormacLe titre de ce post aurait pu être Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme., comme le traduisent les Editions de l’Olivier, mais je trouve ce titre tellement mauvais que je préfère revenir à l’original.

Nous avions déjà discuté du célébrissime roman de McCarthy La route, couronné par le prix Pulizer en 2007, l’année même où sort l’adaptation de ce roman, No country for old men. Là encore, le regard porté sur la condition humaine est assez désespéré.

Alors qu’il chasse l’antilope à la frontière du Mexique, Llewelyn Moss voit aux jumelles des cadavres et des voitures abandonnés en plein désert. Les corps sont criblés de balles, un homme gît à l’agonie, une cargaison d’héroïne remplit un des coffres.  Plus loin, il découvre une serviette en cuir pleine de billets de cent dollars qu’il emporte.
S’ensuit alors une véritable chasse à l’homme. Des trafiquants de drogue, un tueur à gages, un shérif, un ancien officier des Forces spéciales, tous se mettent à la recherche de Moss, pour le protéger ou lui faire la peau.
C’est là que se révèle le talent de McCarthy.  Une écriture brute, sans fioritures. La justesse des dialogues. Ce brin de nostalgie, aussi, lorsque le vieux shérif, le viel homme du titre, se remémore l’Amérique de ses ancêtres. Et le personnage de Chigurh, le tueur à gages, sans conteste notre personnage préféré.

Marisa

Retour à Killybegs

Sorj Chalandon, Grasset, 2011

Agé de 81 ans, Tyrone Meehan revient à Killyberg, dans la maison de son père, pour y mourir. Tyrone Meehan est un traître. Il a trahi son parti, l’IRA, ses compagnons de lutte pour l’ennemi, les services secrets britanniques. Il a trahi sa cause, il s’est trahi lui-même, il a trahi sa famille, ses amis.
Tyrone Meehan nous raconte ses soixante ans de lutte, son amour pour l’Irlande, la vie dans les ghettos catholiques durant la seconde moitié du vingtième siècle, les humiliations, la prison, la mort. C’est un héros de la cause irlandaise aux yeux de toute sa communauté et de son «ami français». Et puis, il y a la trahison, longue, difficile, solitaire.
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