Cliché, vous avez dit cliché ?

La Vérité sur l’affaire Harry Quebert de Joël Dicker a reçu le Goncourt des lycéens en 2012 et c’est la seule raison qui m’a poussé à le lire jusqu’au bout. Pour comprendre pourquoi un prix aussi prestigieux lui avait été attribué… Joël Dicker décortique le procédé d’écriture d’un roman tout en racontant, en parallèle, l’histoire […]

Canada de Richard Ford : deux Liseuses s’affrontent

canadaON N’AIME PAS

Canada de Richard Ford ou comment achever un pavé de 476 pages

Au départ, ce roman n’est qu’une nouvelle de 20 pages, écrite en 1989. Sans doute parce qu’il ne se sent pas prêt à l’écrire, Richard Ford la met de côté, dans une enveloppe.  Entre temps, d’autres romans prennent vie et le mènent au succès, notamment en 1996 où il remporte le prix Pulitzer de la Fiction et le PEN/Faulkner Award pour son roman Independance.Lire la suite »

La vie impossible d’Eduardo Berti

Actes Sud, 2003images

La vie impossible d’Eduardo Berti est un recueil de micro-fictions, ces récits courts allant d’une phrase à 3 pages maximum. Le superflu n’y a pas cité, l’écriture allant à l’essentiel. Genre plutôt récent, Eduardo Berti s’explique sur son goût pour les histoires courtes : « J’ai grandi en lisant des nouvelles. J’aime la forme courte depuis toujours. Et je n’aime pas qu’on considère que les nouvelles sont au roman ce que les court-métrages sont parfois aux long-métrages : un moyen d’apprentissage. Je sens que j’ai une tendance naturelle aux textes assez courts : en fait, mes romans ne sont pas très longs et, parfois, ils sont même composés de fragments ou de petits chapitres. »

Tantôt absurdes, tantôt fantastiques, toujours pleines d’imagination, les histoires racontées dans La vie impossible laissent au lecteur la possibilité d’en imaginer la genèse, ou la fin, c’est selon. Elles peuvent déconcerter ou faire sourire. A lire pour se faire surprendre.

Florence

Les lumières de Bullet Park

John Cheever (1912-1982), romancier américain peu connu en France, écrivit Bullet Park en 1969. Bullet Park est une ville de banlieue typique du nord est des Etats-Unis dans les années 60. Les hommes partent travailler chaque matin par un train de banlieue alors que leurs épouses restent à la maison. Le culte du matérialisme, le poids des conventions et des apparences font partie de la vie quotidienne : on va à l’église pour y être vu, on s’inscrit dans un club pour montrer sa carte de visite. L’adultère et la boisson sont aussi monnaie courante.

Le roman s’ouvre sur la famille d’Eliot Nailles et son mode de vie. En apparence, rien à signaler, mais en réalité, tous vont très mal : Tony, son fils, refuse de sortir de son lit, n’arrivant pas à affronter son échec scolaire ; Nellie, son épouse, perd pied avec la réalité ; Eliot prend des médicaments pour se donner la force d’aller travailler chaque jour.Lire la suite »