Le bizarre incident du chien pendant la nuit

de Mark Haddon, Pocket, 2010

« Il était 0 h 7. Le chien était allongé dans l’herbe au milieu de la pelouse, devant chez Mme Shears. Il avait les yeux fermés. On aurait dit qu’il courait couché sur le flanc, comme font les chiens quand ils rêvent qu’ils poursuivent un chat. Mais le chien ne courait pas. Il ne dormait pas non plus. Il était mort. Il avait une fourche plantée dans le ventre. » Christopher, autiste de 15 ans, découvre sur une pelouse un chien assassiné. Il décide de se mettre en quête du coupable malgré les difficultés que sa pathologie implique.

Raconté à la première personne, ce récit intrigue plus par le procédé stylistique choisi que par les faits relatés. Il intrigue, mais à force il lasse. Ce roman a beau avoir reçu pléthore de prix et avoir été encensé par la critique, nous l’avons trouvé … barbant.

par Marisa

Extrêmement fort et incroyablement près

De Jonathan Safran Foer, Editions de l’Olivier, 2006

L’Amérique n’en finit pas de « penser » ses plaies après le traumatisme du 11 septembre 2001. Dans ce deuxième roman publié en 2005 aux Etats-Unis, Jonathan Safran Foer imagine l’histoire d’un jeune new-yorkais de 9 ans, Oskar Schell, dont le père est mort dans l’attentat des Twin Towers.

Dans un vase laissé par son père, Oskar trouve une enveloppe sur laquelle est inscrit le mot « Black » à l’encre rouge. A l’intérieur, une clé. Habitué à résoudre des énigmes pour s’amuser, Oskar décide de partir à la recherche de la serrure qu’ouvre cette clé.
En trouvant la serrure correspondante, Oskar est persuadé que sa quête apportera une réponse au message laissé par son père disparu.Lire la suite »

« Bonjour, je voudrais Les Motos, de Jean-Paul Sartre »

Lu sur l’Express.fr cet article :

« David Alliot s’est amusé à rassembler les détournements involontaires de titres célèbres par les clients des librairies.

Il y a celui qui cherche « Les Motos » de Jean-Paul Sartre, celle qui voudrait « Lady Tinègre » d’Agatha Christie et cet autre qui demande ingénument: « Qui est l’auteur du Journal d’Anne Frank? » Enseignant à l’Institut national de formation de la librairie, David Alliot a demandé à ses anciens étudiants de bien ouvrir leurs yeux et leurs oreilles. Il en a tiré un savoureux recueil de Perles de librairies. On y croise un adepte de Frédéric Lefebvre qui cherche Ruy Blas d’Hugo Boss, un voyageur qui voudrait un « guide » Maupassant et un freudien qui s’ignore s’enquérir de « Thérèse Requin », de François Mauriac. Ces à-peu-près disent aussi ce que la littérature peut avoir d’écrasant ou de furtif au cours de nos scolarités…

Et puis, il y a les saillies plus surréalistes. Notre préférée nous vient de cette cliente qui, découvrant le nouvel Amélie Nothomb, sorti comme chaque année à la rentrée, glisse à son époux: « Ah oui, il est paru. C’est septembre déjà. A propos, fais-moi penser à commander du fuel pour l’hiver… » Ou encore, cette demande un peu évasive: « Bonjour, je cherche un livre, je ne me souviens plus du nom de l’auteur, je ne me rappelle pas le titre, mais je suis sûr qu’il était rouge et rectangulaire… » Peut-être était-ce « L’Odyssée d’eau de mer »? De Homer Simpson?  « 

(source Jérôme Dupuis, L’Express.fr, 11 avril 2012)

Un oiseau blanc dans le blizzard

de Laura Kasischke, Christian Bourgois, 2000

Publié en 1999, Un oiseau blanc dans le blizzard est le deuxième roman de Laura Kasischke. Connue pour ses poèmes, pour lesquels elle a obtenu de nombreux prix, Laura Kasischke a publié un premier roman en 1997, A suspiscious river. Elle est née en 1961 dans le Midwest où elle vit encore aujourd’hui et où se déroulent les intrigues de ses romans.

Avec Un oiseau blanc dans le blizzard, Laura Kasischke décrit la vie routinière et les sentiments d’une femme, Eve Connors, à travers le souvenir de sa fille. Eve est une femme au foyer, mariée, qui vit dans une petite ville proprette du Midwest où les valeurs traditionnelles sont très fortes. Un jour, elle part. Elle téléphone à son mari pour lui dire qu’elle ne reviendra pas. Katrina, sa fille adolescente, se souvient d’elle, de son ennui, de son aigreur, de son ressentiment, aussi ; et du mépris qu’elle avait pour son père.Lire la suite »