Les poissons ne ferment pas les yeux

de lucaErri De Luca sera présent cette année à l’Escale du livre. L’occasion pour nous de vous donner notre avis sur son dernier roman.

Les poissons ne ferment pas les yeux d’Erri De Luca raconte les bouleversements qui traversent le cœur, le corps et l’âme d’un enfant de dix ans. Largement autobiographique, ce récit permet à l’auteur de poser son regard et sa plume sur l’enfant qu’il était cet été-là.

Sur une île napolitaine où il passe les trois mois d’été avec sa mère – son père est parti travailler aux Etats-Unis – où la vie s’écoule au rythme du soleil, du vent et de la mer, l’enfant découvre la liberté : il marche pied nu, n’est pas contraint de respecter des horaires, se détache des conventions de l’hygiène… Lire la suite »

22/11/63, un Stephen King tendre comme une bonne entrecôte

stephen-king-22-11-63-liseuses-de-bordeauxLe 22/11/63, l’assassinat du président Kennedy bouleversa le monde comme le firent quarante ans plus tard, les attentats du 11 septembre 2001.
Et si cette tragédie pouvait encore être évitée, effacée des livres d’histoire ? Et si les journaux de l’époque pouvaient titrer « Dallas : JFK et Jackie sains et saufs » ?

Le point de départ de 22/11/63, une fissure temporelle permettant de revenir dans le passé, semble être une idée rebattue de la littérature de science-fiction, engendrée par une imagination paresseuse. Jake Epping, professeur trentenaire sans attaches, pourrait se glisser dans cette faille temporelle et changer le passé ? Le voici parti, et nous à ses basques, dans l’Amérique du début des années soixante – cinéphiles, pensez Mad men ou Psychose, mélomanes, pensez Elvis – pour une balade tour à tour contemplative, glaçante ou effrénée, toujours passionnante. L’écriture est précise, souvent drôle, elle a le goût du détail et de la sensation. Lorsque Jake a la fièvre, vous avez froid, Lire la suite »

Mère de poète, un rôle bien difficile

biblliotheque-bordeaux-logo-liseuses-de-bordeauxLa bibliothèque du Grand-Parc à Bordeaux a invité samedi 15 février Marie-Hélène Sainton pour une nouvelle conférence intitulée « Les poètes et leur mère« . Deux Liseuses y ont assisté et vous en donnent une libre interprétation…

Baudelaire, Verlaine, Rimbaud… Quelle relation ces trois génies avaient-ils avec leur mère ? Ont-elles compris leur génie avant les autres ? Les ont-elles encouragés dans cette voie difficile qu’est la poésie ? Au vu de leurs existences pour le moins tourmentées, cette relation s’avère bien difficile…Lire la suite »

La Maison où je suis mort autrefois

la-maison-ou-je-suis-mort-autrefois-keigo-higashino-liseuses-de-bordeauxUn petit bijou japonais de Keigo Higashino dans la collection Babel Noir.
Un homme croise un amour d’adolescence lors d’une réunion d’anciens élèves. Alors qu’ils n’ont échangé qu’un regard gêné lors de la soirée, la jeune femme l’appelle le lendemain pour lui demander de l’accompagner dans une quête très personnelle. Elle part à la recherche d’une maison dont elle possède une clé léguée par son père. Elle ignore où se trouve cette maison mais sent confusément que la trouver l’aidera à comprendre pourquoi elle ne possède aucun souvenir de sa petite enfance. Enfant adopté, le narrateur hésite à plonger avec son amie dans la boîte à secret de sa mémoire.

Une histoire racontée d’une plume acérée, précise, sans envolées. Une occasion d’entrevoir le Japon d’aujourd’hui, ses conventions, ses habitudes, ses références. Un dispositif narratif réduit à sa plus simple expression : deux amis, deux jours, une maison, un secret. Pour le lecteur, un grand plaisir… à savourer en quelques heures, au rythme où se déroule la quête des personnages.

Isabelle