Vernon Subutex, 1

vernon-subutex-virginie-despentes-liseuses-de-bordeauxL’année littéraire 2015 a été marquée par la parution, en janvier et en juin, respectivement des tomes I et II d’une saga, Vernon Subutex, 1 et Vernon Subutex, 2 auxquels doit s’ajouter prochainement un troisième volet.

D’une plume alerte et remarquable de justesse, l’auteure Virginie Despentes y fait le bilan désenchanté des dernières décennies du 20e siècle. Elle évoque l’apparition d’un nouveau monde à l’aube des années 2000, caractérisé par l’utilisation massive d’Internet dans toutes les sphères, publique et privée, et par l’explosion des réseaux sociaux.Lire la suite »

Delphine Devil s’expose

exposition-delphine-devil-bibliotheque-liseuses-de-bordeaux-1Nichée parmi quelques livres de poésie, l’exposition Malentendus ou… est installée depuis  le 1er septembre au 3ème étage de la bibliothèque Mériadeck de Bordeaux.

Sur l’initiative des bibliothécaires Sophie et Anne-Fanchon, Delphine Devil a été invitée à faire découvrir au public ses collages. Des mots, des fils, des corps qui donnent vie à des œuvres délicates et poétiques.

Delphine compose parfois à l’aide de mots découpés dans des livres ou des magazines, parfois à partir de textes qu’elle a écrits. Ce ne sont pas que des textes à lire, mais aussi des textes à dire car son travail est à la fois artistique et linguistique. Inspirée par le papier ou ses lectures, elle laisse l’énergie créatrice agir et venir à elle. Elle travaille sur les sons, les répétitions.

Les mots sont de la matière, comme des blocs, j’enlève, je retravaille de manière musicale.

L’artiste avait déjà exposé à la galerie Première ligne où certaines de ses créations intégraient des textes engagés comme Le geste de Marta.

Je vous conseille cette exposition qui dure tout le mois de septembre à la bibliothèque Mériadeck de Bordeaux.

Babeth, 12/09/2015

Pour plus de détails sur l’exposition, cliquez ici

Les nuits de la laitue de Vanessa Barbara

les-nuits-de-la-laitue-vanessa-barbara-liseuses-de-bordeauxLes nuits de laitue, ce sont les nuits où Ada fait une tisane de laitue à Otto, les nuits où il n’arrive pas à trouver le sommeil. Et il y en a beaucoup !
La dernière en date a provoqué chez le pauvre homme toute une nuit de cauchemars. A moins que ceux-ci ne soient artificiels… Mais que voulait donc lui cacher Ada avant qu’elle disparaisse… Des voisins y seraient-ils mêlés ?
Des deux, c’était elle le lien du couple avec l’extérieur : elle aimait partager les histoires du quartier. L’auteur dresse pour cela toute une galerie de personnages hauts en couleur dont la maison d’Otto constitue l’élément central. Le vieil homme entend leurs bruits familiers aussi furtifs qu’assourdissants et apprend peu à peu à connaître son voisinage.

J’ai aimé ressentir la douceur sud-américaine que le livre transcrit et je me suis sentie appartenir à ce quartier. Je suis devenue une voisine d’Otto et un témoin du quartier qui écoutait à la fois les bruits, les rumeurs et les vies de ces personnages.

Berengère, 25 août 2015