Couverture du livre

Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer, de Lucie Rico

Un titre qui ne passe pas inaperçu et qui m’a fait penser à un titre de polar. Or oui, ce roman peut être considéré comme un thriller, d’un genre un peu particulier, il est vrai : il s’agit une enquête qui s’appuie sur le langage et la mémoire.

Jennifer, la narratrice, est une trentenaire célibataire qui habite la capitale, elle semble satisfaite de son existence.
Un jour, la jeune femme, assise à son ordinateur, a une mauvaise surprise : la touche point de son clavier ne répond plus. Impossible donc d’achever ses phrases, sans ligne d’arrivée incapables de s’arrêter d’elles-mêmes. D’autant plus que bientôt le u et le a manquent aussi à l’appel. Tout ce qu’elle écrit se disloque; ici et là se forme encore parfois quelque chose d’impromptu qui ressemble à du sens … Puis plus rien.

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La solidarité des ébranlés, de Beata Umubyeyi Mairesse

Cet été, j’ai eu la chance d’accéder aux épreuves non corrigées de La solidarité des ébranlés, le dernier livre de Beata Umubyeyi Mairesse, à présent dans toutes les bonnes librairies depuis le 10 septembre 2026, et j’ai trouvé ce texte très intéressant à plus d’un titre. C’est un texte difficile à classer, à la croisée de l’essai littéraire, du récit documentaire et de l’autobiographie, comme l’était déjà Le Convoi, mais de manière encore plus poussée il me semble.

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Rentrée littéraire : Debout dans tes rêves, de Abdellah Taïa

Dans ce roman de la rentrée, Abdellah Taïa met en scène Majid, babysitter d’un jeune garçon appartenant à une famille bourgeoise, à Paris. Se noue entre eux et avec la mère de l’enfant une relation de confiance et d’affection qui sera comme un havre de paix dans la vie mouvementée de Majid. Car celui-ci, jeune boursier marocain, engagé dans l’écriture d’une thèse sur Fragonard (son professeur lui trouvant d’ailleurs peu de crédibilité dans ce choix) vit dans la crainte répétée d’une OQTF s’il n’obtient pas de l’administration française un titre de séjour renouvelable tous les trois mois.

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L’invention d’Eva, de Alessandro Barbaglia

C’est l’histoire de l’improbable découverte de l’improbable vie d’Hedy Lamarr (Hedwig Eva Maria Kiesler), un nom qui résonne encore pour certains, plus du tout pour d’autres. Née en 1914, elle est décédée en 2000 et l’époque de sa gloire ne s’est pas étendue au-delà des années 60. C’est l’histoire donc de celle dont il fut dit qu’elle était la plus belle femme du monde et qui s’est avérée être une inventeuse géniale dotée d’une intelligence également hors normes. Mais de ça, l’Histoire ne retiendra pratiquement rien tant cette histoire-là ne cadre pas avec l’idée que l’époque voulait se faire d’une femme à la beauté sulfureuse et d’une femme, tout court.

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