Les bookfaces de Mollat

C’est désormais un rendez-vous incontournable sur Instagram : tous les lundis, la librairie Mollat publie sur son compte un bookface, sorte de selfie imaginé à partir d’une couverture de livre. Un jeu littéraire qui compte des fans dans le monde entier. Rencontre avec David Pigeret, responsable du rayon Beaux-Arts, qui, m’a-t-on dit, y est pour quelque chose…

Bookface Mollat

Comment est né le projet des bookfaces ? Il y a quelques années, mon collègue et moi nous sommes amusés à faire des photos en nous inspirant du procédé des sleevefaces, selfies imaginés à partir de pochettes de disques vinyles. Nous avons eu l’idée de faire la même chose avec des couvertures de livres, ce qui permettait d’être plus créatifs, car les formats sont très variés. Nous faisions ces photos pour nous, sans les diffuser, on trouvait cela amusant. Lire la suite

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Trois questions à… Natacha, libraire

Besoin de nouvelles idées de lectures ? Natacha, libraire à la librairie Les Saisons à la Rochelle, a accepté de répondre à nos questions. 

annie-ernaux-une-femme-liseuses-de-bordeauxQuel est l’auteur qui vous a donné l’envie d’être libraire ? 
C’est Annie Ernaux qui m’a fait entrer dans la littérature des auteurs vivants. J’étais en fin de collège, j’ai emprunté le livre Une femme à la mère de ma meilleure amie… un vrai bouleversement. Il n’y avait donc pas que les classiques alors… Depuis, je garde une tendresse particulière pour cet auteur à l’écriture si délicate.

nicolas-clement-sauf-les-fleurs-liseuses-de-bordeauxQuel livre de la rentrée littéraire nous conseillez-vous de lire ?
Un grand coup de cœur pour le livre de Nicolas Clément : Sauf les fleurs paru aux éditions Buchet-Chastel à la rentrée littéraire de septembre 2013.
Un drame familial très court, intime, une écriture étonnante qui vous donne envie de le relire. Un petit bijou et surtout c’est son premier roman !

Y a-t-il un auteur méconnu que vous aimeriez nous faire découvrir ?  frederick-exley-le-dernier-stade-de-la-soif-liseuses-de-bordeauxJ’adore Frederick Exley que la France découvre depuis peu car il n’avait jamais été traduit jusqu’en 2011, aux éditions Monsieur Toussaint Louverture.
Né en 1929 aux États-Unis, il connaît un succès critique en 1964 lorsque paraît Le dernier stade de la soif, sorte d’auto-fiction sur un personnage, lui-même, ivrogne passionné par la littérature, incapable de vivre en société, qui oscille entre petits boulots et séjours en hôpital psychiatrique. Une sorte de loser magnifique, à la fois répugnant et attachant. Bref, il faut lire ce livre surprenant !

Propos recueillis par Marisa

Pour aller plus loin :