Maltempo, d’Alfred

Dans un village d’Italie du sud perché au-dessus de la mer, Mimmo est à l’âge des rencontres amoureuses, des groupes de rock avec les potes, du désir de vivre une autre vie que ses propres parents. Maltempo, une bande dessinée pleine de charme, complète la trilogie italienne commencée par l’auteur bordelais Alfred, avec Come Prima en 2013 et Senso en 2019.

Il y a en quelque sorte deux débuts dans Maltempo, qui donnent chacun une couleur au récit, un mélange de profondeur propre au récit initiatique (qu’il est angoissant de s’avancer vers l’âge adulte !) et d’espièglerie propre à l’enfance.

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Les Aiguilles d’Or, de Michael McDowell 

 Stephen King le décrit comme « le meilleur auteur de livre de poche aux États-Unis».

Je vous présente Michael McDowell ! Son nom doit vous dire quelque chose si vous êtes adepte des films d’horreur. Car en plus d’être auteur de romans gothiques, il est aussi scénariste et a notamment co-écrit le scénario de Beetlejuice et de L’étrange Noël de Monsieur Jack pour le non moins célèbre producteur star, Tim Burton.

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Le petit roi, de Mathieu Belezi

Le prix littéraire du journal Le Monde, le prix Inter 2023 ou encore le prix des Lecteurs de l’Escale du Livre 2023, autant de coups de projecteurs pour Mathieu Belezi et son dernier roman paru en 2022 Attaquer la terre et le soleil. Une mise en lumière qui profite au reste de son œuvre.  A commencer par son premier livre, passé inaperçu lors de sa parution en 1998 et réédité par les Editions Le Tripode au début de cet année, Le petit roi, un court roman intense et subjuguant.

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Le passager, de Cormac McCarthy

Ce roman publié par Cormac McCarthy seize ans après son dernier livre, et juste avant Stella Maris, est tel la somme d’un tout qui n’est pas toujours identifiable tant de directions et de pistes sont empruntées sans qu’aucune ne soit véritablement nommée ni refermée. Bobby Western traverse littéralement cette « somme ». Il est à l’intersection de chaque morceau d’histoire qui se tisse autour de lui sans que jamais il ne parvienne à y adhérer vraiment. Quel nom déjà : « Bobby Western » ! Un nom de lonesome cowboy et c’est bien ainsi qu’il apparaît au lecteur, ombre de lui-même depuis qu’il a perdu sa sœur qu’il s’est empêché d’aimer d’un amour total, transcendant les liens fraternels. On ne voit en effet pour ainsi dire de lui durant tout le roman que l’ombre derrière laquelle Cormac McCarthy l’abrite comme pour lui épargner un surplus de réalité qui n’a plus aucune résonance pour lui.

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