Le gosse, de Véronique Olmi

Et l’absence soudain est partout, elle s’est infiltrée dans sa vie et elle le réveille quand il dort, le surprend quand il est occupé, le sidère aux moments les plus inattendus. Elle est en lui et autour de lui aussi, portée par des femmes qui sourient en chantonnant, des hommes sortant d’un café, des militaires en permission, des inconnus différents et multiples, à travers lesquels elle dit toujours la même chose : le monde est séparé en deux. Le monde est coupé, difficile à comprendre, il n’y a qu’une chose à faire : s’y habituer. 

Cette absence douloureuse, c’est celle que ressent Joseph, un petit parisien de 8 ans qui voit sa vie se déchirer suite au décès de sa mère.

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Le petit roi, de Mathieu Belezi

Le prix littéraire du journal Le Monde, le prix Inter 2023 ou encore le prix des Lecteurs de l’Escale du Livre 2023, autant de coups de projecteurs pour Mathieu Belezi et son dernier roman paru en 2022 Attaquer la terre et le soleil. Une mise en lumière qui profite au reste de son œuvre.  A commencer par son premier livre, passé inaperçu lors de sa parution en 1998 et réédité par les Editions Le Tripode au début de cet année, Le petit roi, un court roman intense et subjuguant.

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Les gens de Bilbao naissent où ils veulent, de Maria Larrea

Dans ce roman, Maria Larrea, réalisatrice et scénariste franco-espagnole qui vit à Paris, nous raconte son histoire familiale. Ce premier roman salué par la critique est donc une auto-fiction où s’entrelacent deux fils narratifs : l’un évoque la naissance et l’enfance des parents de Maria, l’autre sa propre enfance puis la découverte bouleversante qu’elle fait à l’âge adulte qui la projette dans la quête quasi-obsessionnelle de ses origines. L’histoire souvent rocambolesque, mais vraie, de trois destins marqués par le même événement.

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S’adapter, de Clara Dupont-Monod.

Un blessé, une frondeuse, un inadapté et un sorcier. Joli travail.

C’est par cette énumération d’identités que Clara Dupont-Monod termine son roman S’adapter.

Voici donc quatre personnages bien campés dans leur personnalité, dans leur rôle et dans leur sensibilité qui vont nous emmener loin dans l’identification et l’exploration de notre propre psyché. Nous voici installés avec eux dans une vieille maison cévenole, construite avec les pierres millénaires d’une montagne âpre et omniprésente. D’ailleurs ce sont ces pierres qui racontent cette histoire parce qu’elles ont une mémoire, une expérience des êtres qui ont vécu ou vivent là.

Personne ne sait ce paradoxe, que les pierres rendent les hommes moins durs. Alors nous les aidons de notre mieux, nous leur servons d’abri, de banc, de projectile ou de chemin.

Elles vont donc s’attacher à raconter ce que vit cette famille et particulièrement la génération des enfants, à partir de la naissance d’un enfant, dénommé l’enfant, lourdement handicapé, qui vient bouleverser tout ce qui ressort de la normalité.

Une force dévastatrice, qu’ils ne nommèrent pas encore chagrin, les avait propulsés dans un monde coupé du monde (…) un monde d’arbres et d‘enfant couché.
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