La Quincaillerie : une nouvelle médiathèque à Langon

Le 1er septembre 2022, a été inaugurée la Quincaillerie à Langon. Drôle de nom, me direz-vous, pour une médiathèque. C’est qu’au 33 rue Malbec se trouvait un bâtiment datant de la Renaissance où fut installée en 1806 la Quincaillerie Biros. C’est suite à un appel à la population qu’il a été décidé de rendre honneur à ce lieu en conservant son ancienne activité pour nommer la nouvelle médiathèque de Langon. Extrêmement bien située dans la rue piétonne, elle participe avec les commerces alentour à dynamiser le centre-ville. Il n’y a pas moins de 11 espaces sur 3 niveaux.

Au sous-sol, un espace atelier pour créer avec de grandes tables et une balançoire au milieu d’un puit de lumière traversant les trois étages. Au rez-de-chaussée, l’accueil, des espaces dédiés à l’informatique (l’Etabli), un espace pour les jeux vidéos nommé Le labo (chaque espace porte un nom en rapport avec la quincaillerie), un espace détente et un espace animation pour accueillir des groupes.  Au 1er étage, une partie ludique pour les plus jeunes et l’espace acoustique qui donne envie de flâner. De l’autre côté, on trouve l’univers jeunesse, les BD, les premiers romans, les mangas et la partie adulte. 

Au 2e étage, il y a les bureaux du personnel où sont réalisées diverses tâches, comme par exemple la préparation des commandes, la réception des ouvrages (pour les 12 bibliothèques du réseau), le catalogage, l’équipement des documents (mettre les côtes et couvrir les livres). 

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Le bourreau de Gaudi de Aro Sáinz de la Maza

Bâtir est un terme d’architecture, mais aussi de couture. Cette enquête m’a fait l’effet d’un long travail de construction, comme peut l’être la Sagrada Familia. Aro Sáinz de la Maza a tendu les fils de son ouvrage jusqu’à la dernière page.
Peu à peu, nous découvrons Barcelone avec sa beauté architecturale, son agitation, sa chaleur mais également ses nuits sombres, son envie d’être la plus attirante possible, au prix de nombreux sacrifices.
Avant le lever du soleil, celui que l’on nommera le Bourreau de Gaudi allume le feu sur la ville : un combat incessant oppose le Bourreau à Barcelone. Car la ville de Barcelone est un personnage qui compte dans les méandres de cette intrigue. Le Bourreau accroche ses victimes aux bâtiments construits par Antonio Gaudi à l’aide de câble d’acier et les fait brûler vives. Auparavant, il les a soumises à sa volonté, dans un cachot, pendant plusieurs jours.
Ce polar bien ficelé a un goût de vengeance. 
Pour défaire tous les nœuds, Milo Malart est appelé à la rescousse par la juge d’instruction Susanna Cabot. Ce flic anéanti par le suicide de son neveu rend notre enquête palpitante. Il nous énerve autant qu’il nous émeut. Caractériel, il malmène ses collègues. Intuitif, il est capable de lire dans l’esprit des gens. Tous les échafaudages sont en place pour faire de ce roman policier un sacré monument.
Lorsque je le rembobine jusqu’à la première page, je suis stupéfaite des éléments qui m’étaient donnés à voir tout au long du roman sans que je ne les aperçoive. Le bourreau était là et je ne le voyais pas !
Babeth, 19 février 2018