Pas assez pour faire une femme, de Jeanne Benameur

pas-assez-pour-faire-une-femme-jeanne-benameur-liseuses-de-bordeauxVoilà un roman de Jeanne Benameur, réédité chez Babel, qui s’est laissé sans doute oublier cette dernière rentrée littéraire derrière Otages intimes.

A mon sens, c’est regrettable… A vrai dire, j’ai le sentiment que Jeanne Benameur serait plus au cœur de son écriture dans la forme du roman court, dense, incisif et/ou poétique. Lire la suite

En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut

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En attendant Bojangles est une fantaisie. Lisez ce roman : son grain de folie fera pétiller votre hiver…
Une mère fantasque, un père extravagant et leur fils refusent l’ennui du quotidien en y apportant leurs touches de fantaisie. Les parents encouragent leur fils à « mentir à l’envers » pour rendre le récit du réel plus drôle, la mère sort nue dans la rue pour acheter des huîtres et du vin blanc pour un petit déjeuner de lendemain de fête… La mère, dont le prénom est un mystère, est le personnage le plus touchant : délurée, elle fait fi des codes sociaux avec légèreté et humour. Elle est libre. Lire la suite

D’une seule voix, une collection d’Actes Sud Junior

Je vous propose de découvrir une collection dirigée par Jeanne Benameur et Claire David :
D’une seule voix chez Actes Sud Junior.
Prévues pour les adolescents et les jeunes adultes, ces histoires courtes écrites d’un seul souffle peuvent se lire à n’importe quel âge (et c’est peut-être aussi un moyen pour les parents d’ado de mieux comprendre leurs enfants).
Quoi de mieux pour présenter cette collection que l’Atelier du Trio :
http://atelier-du-trio.net/—– Lire la suite

Deux brûle-parfums d’Eileen Chang

Deux brûle-parfums pour conter deux vies.
La première est celle de la jeune Wei-lung qui vient demander l’aide de sa tante, une ancienne courtisane riche mise au ban de sa famille. Cette dernière se sert de sa jeunesse, de sa naïveté pour attirer de nouveaux et jeunes amants.

La seconde est celle de Roger Empton qui se marie avec une jeune fille dont l’éducation a éludé la question du corps, de l’amour physique. A cette nouvelle fait écho, en moi, une autre de Maupassant où la jeune mariée, pendant la nuit de noces, croit son mari enragé, car mordu par un chien, présent de mariage.

J’ai aimé la moiteur de Hongkong et de cette société britannique et coloniale qui impose des règles et des codes. Les personnages se retrouvent emprisonnés, leur destin est scellé et la tragédie s’abat sur leur vie. Les brûle-parfums peuvent enfin s’éteindre.

Berengère, 09/04/2015

L’effacement de Pascale Dewambrechies

L’effacement est le premier et très beau roman de Pascale Dewambrechies. Que peut espérer Gilda Maurel, institutrice de trente-six ans dans un village de la France provinciale des années 50 ? Pas grand-chose. Pour beaucoup, elle n’est qu’une vieille fille. Elle-même … Lire la suite