Goncourt

Le prix Goncourt 2013 a été attribué à l’écrivain Pierre Lemaitre pour son roman Au revoir là-haut paru chez Albin Michel.
Jusqu’ici connu pour ses romans policiers, Pierre Lemaitre choisit de mettre en lumière « un angle mort » de l’histoire de la Première Guerre mondiale : la démobilisation. A travers le destin de deux jeunes soldats rentrant du front, l’auteur décrit une société qui peine à intégrer ses vétérans.
A l’aube des commémorations de 14-18, l’écrivain dénonce la fureur commémorative qui habite la France, préférant dresser des monuments à la mémoire des morts plutôt que s’occuper de ses soldats vivants, ne sachant trop qu’en faire, comme s’ils étaient devenus trop encombrants.

Marisa

Canada de Richard Ford : deux Liseuses s’affrontent

canadaON N’AIME PAS

Canada de Richard Ford ou comment achever un pavé de 476 pages

Au départ, ce roman n’est qu’une nouvelle de 20 pages, écrite en 1989. Sans doute parce qu’il ne se sent pas prêt à l’écrire, Richard Ford la met de côté, dans une enveloppe.  Entre temps, d’autres romans prennent vie et le mènent au succès, notamment en 1996 où il remporte le prix Pulitzer de la Fiction et le PEN/Faulkner Award pour son roman Independance.Lire la suite »

Des vents contraires d’Olivier Adam

adam

Editions de l’Olivier, 2008. Disponible en Points

Olivier Adam parrain de Lire en Poche 2013 !! Hélène avait déjà partagé avec nous son enthousiasme après la lecture des Lisières, à mon tour de partager ce dernier coup de coeur : Des vents contraires, roman que cet écrivain a publié en 2008.

Adapté au cinéma par Jalil Lespert, Des vents contraires est un roman sur l’absence, sur la survie.

Depuis un an, Sarah a disparu. Paul, son mari, reste seul avec leurs deux enfants, sans comprendre la raison de cette absence. Avec acharnement, tel un naufragé s’accrochant aux derniers vestiges de son bateau, Paul s’efforce de continuer à vivre sans elle, sans comprendre, sans parvenir à expliquer à ses enfants les raisons de son départ. Pour ses enfants, il invente une vie nouvelle, dans une ville nouvelle, à Saint-Malo. Tous les trois, ils affrontent chaque nouvelle journée comme si c’était la dernière sans Sarah.

A nouveau, Olivier Adam invente un récit sombre, dépressif et mélancolique. Par la force des mots, il parvient à nous faire vivre l’angoisse de Paul, sa révolte, la douleur sourde et lancinante que cette absence provoque. Jamais plaintif ou mièvre, l’auteur parvient à trouver le ton juste, l’authenticité de l’émotion. A lire de toute urgence… sauf si vous souffrez de dépression chronique.

Marisa