Une année studieuse

anne wAnne Wiazemsky, Gallimard, 2012

1966. Année studieuse. Anne Wiazemsky, qui a déjà tourné avec Robert Bresson, écrit une lettre enflammée à Godard, après avoir vu son film Masculin féminin.
1966, année tourmentée où l’on sent Anne Wiazemsky déroutée par la passion que lui voue Godard, incapable de s’engager, hésitant à braver les conventions sociales d’une famille bourgeoise menée par la figure tutélaire de son grand-père, François Mauriac. Quelques mois plus tard, dans le plus grand secret, elle choisit d’épouser Jean-Luc Godard, celui qui l’initie à l’amour, au cinéma, à la vie. Ils divorceront en 1979.

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Harlan Coben chez Mollat : j’y étais !

Photo Philippe Taris

Je n’ai jamais lu Harlan Coben. J’avais entendu parler de lui, bien entendu, probablement dans les Carnets de route de Busnel, et lu un portrait que lui avait consacré le magazine Lire. Je savais également qu’un de ses livres était à l’origine du film de Guillaume Canet, Ne le dis à personne.

Intriguée par cet auteur américain dont on parle beaucoup, j’ai décidé de rendre à la rencontre dédicace de l’écrivain à la librairie Mollat. Quel personnage ! Lire la suite »

Le bizarre incident du chien pendant la nuit

de Mark Haddon, Pocket, 2010

« Il était 0 h 7. Le chien était allongé dans l’herbe au milieu de la pelouse, devant chez Mme Shears. Il avait les yeux fermés. On aurait dit qu’il courait couché sur le flanc, comme font les chiens quand ils rêvent qu’ils poursuivent un chat. Mais le chien ne courait pas. Il ne dormait pas non plus. Il était mort. Il avait une fourche plantée dans le ventre. » Christopher, autiste de 15 ans, découvre sur une pelouse un chien assassiné. Il décide de se mettre en quête du coupable malgré les difficultés que sa pathologie implique.

Raconté à la première personne, ce récit intrigue plus par le procédé stylistique choisi que par les faits relatés. Il intrigue, mais à force il lasse. Ce roman a beau avoir reçu pléthore de prix et avoir été encensé par la critique, nous l’avons trouvé … barbant.

par Marisa

« Bonjour, je voudrais Les Motos, de Jean-Paul Sartre »

Lu sur l’Express.fr cet article :

« David Alliot s’est amusé à rassembler les détournements involontaires de titres célèbres par les clients des librairies.

Il y a celui qui cherche « Les Motos » de Jean-Paul Sartre, celle qui voudrait « Lady Tinègre » d’Agatha Christie et cet autre qui demande ingénument: « Qui est l’auteur du Journal d’Anne Frank? » Enseignant à l’Institut national de formation de la librairie, David Alliot a demandé à ses anciens étudiants de bien ouvrir leurs yeux et leurs oreilles. Il en a tiré un savoureux recueil de Perles de librairies. On y croise un adepte de Frédéric Lefebvre qui cherche Ruy Blas d’Hugo Boss, un voyageur qui voudrait un « guide » Maupassant et un freudien qui s’ignore s’enquérir de « Thérèse Requin », de François Mauriac. Ces à-peu-près disent aussi ce que la littérature peut avoir d’écrasant ou de furtif au cours de nos scolarités…

Et puis, il y a les saillies plus surréalistes. Notre préférée nous vient de cette cliente qui, découvrant le nouvel Amélie Nothomb, sorti comme chaque année à la rentrée, glisse à son époux: « Ah oui, il est paru. C’est septembre déjà. A propos, fais-moi penser à commander du fuel pour l’hiver… » Ou encore, cette demande un peu évasive: « Bonjour, je cherche un livre, je ne me souviens plus du nom de l’auteur, je ne me rappelle pas le titre, mais je suis sûr qu’il était rouge et rectangulaire… » Peut-être était-ce « L’Odyssée d’eau de mer »? De Homer Simpson?  « 

(source Jérôme Dupuis, L’Express.fr, 11 avril 2012)