
Marx et la poupée est un roman autobiographique. C’est aussi le premier roman de Maryam Madjidi, une jeune auteure iranienne arrivée en France avec sa mère à l’âge de 6 ans pour retrouver son père en exil politique à Paris.
Marx et la poupée, donc. Une association pour le moins incongrue. Pourquoi Marx ? C’est au nom du communisme que les parents militants de Maryam ont combattu les différents régimes : celui du shah et celui des ayatollahs. Quant à la poupée, elle symbolise la perte des repères affectifs qui balaya la vie de la petite fille lorsque sa famille fut réduite à l’exil. Avant de quitter l’Iran, elle dut se séparer de tous ses jouets, distribués aux enfants du quartier. La famille a pu échapper à ses adversaires mais les ouvrages politiques des parents et la poupée de l’enfant conservent une vie souterraine : enterrés quelque part dans le jardin de Téhéran, ils hantent la mémoire de chacun.Lire la suite »
Dans ce troisième roman de Marie-Françoise Raillard, Olga et le colonel, édité aux éditions La fontaine secrète, deux histoires s’imbriquent l’une dans l’autre, deux voix s’entremêlent : celle d’Olga, jeune Polonaise victime de la barbarie nazie, échouée pendant la guerre, on ne sait trop comment, dans la bourgeoise ville de Pau, celle de la narratrice, Marie-Claire Labastide, elle-même originaire de Pau, qui découvre après la mort d’Olga, en lisant les cahiers écrits par celle-ci dès le début de l’Occupation, un aspect peu reluisant de l’histoire de la famille Labastide.
