L’héritage de Violette Pinkerton, de Sandrine Biyi

Bonjour mesdemoiselles. Je me nomme Mademoiselle Pinkerton et je suis votre institutrice. Je vous enseignerai cette année, le calcul, l’orthographe, l’histoire et la géographie. Vous aurez une dictée tous les matins. L’après-midi sera réservé aux cours de couture et de dessin…

C’est en ces termes que la nouvelle institutrice laïque d’un village de l’Entre-deux-Mers se présente à ses élèves et leur explique son programme dans le roman de Sandrine Biyi, L’héritage de Violette Pinkerton.

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La colère des aubergines, de Bulbul Sharma

Bulbul Sharma est indienne, elle est peintre et écrivaine et partage sa vie entre Dehli, Londres et un petit village aux contreforts de l’Himalaya. Elle a fait des études de littérature à Moscou. Elle écrit et donne des cours d’art plastique pour enfants handicapés. Trois de ses recueils de nouvelles ont été traduits et publiés à l’étranger.

La colère des aubergines est un recueil de nouvelles qui mettent les mets et les saveurs de la cuisine indienne au cœur du récit. Chacune des nouvelles débouche d’ailleurs sur une ou plusieurs recettes, évoquées dans l’histoire qui précède : c’est ainsi qu’on découvre les saveurs du pickle de mangue, du chutney à la menthe, du curry d’aubergines au yaourt et j’en passe… qu’on salive aux effluves de coriandre, de cumin et de curcuma.

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La librairie du Contretemps

Portrait d’une libraire

A l’occasion d’une rencontre avec l’autrice, Maria Larea, qui y  présentait ce soir-là son premier roman, j’ai découvert une jolie librairie de quartier à Bègles « Le Contretemps », située tout près de la barrière. Spacieuse, lumineuse, des rayonnages bien pourvus, la librairie donne vraiment  envie d’y retourner.

Ce qui frappe d’abord, c’est le coin jeunesse. Début 2023, la librairie a pu s’agrandir ; elle a aménagé pour ses jeunes visiteurs un vaste espace, coquet et confortable. Presque comme à la maison…

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Géographie d’un père, de Pascale Dewambrechies

Dans son troisième roman, Géographie d’un père, paru aux éditions Passiflore en novembre 2022, Pascale Dewambrechies met en exergue une citation de Marguerite Duras : « Ecrire, c’est écrire sur soi. » L’imagination n’existe pas. Son livre, qui se présente pourtant comme un roman avant d’être un récit autobiographique, est le plus personnel de ses trois ouvrages. C’est une vibrante adresse au père disparu. Un père qui s’est éloigné d’elle lorsqu’elle avait 14 ans, mais dont elle a croisé à nouveau le chemin peu de temps avant sa mort, après 25 ans de silence.

Ta mort qui nous sépare, me fait toucher tout ce vide. Immense. Je me demande comment je l’ai comblé, qu’est-ce que j’y ai mis.

La mort du père l’a fait resurgir dans sa vie. Au fil des années qui ont suivi cette ultime rencontre, où rien n’a été dit – nous avons trop à nous dire pour nous dire quelque chose – elle va peu à peu prendre conscience du mal-être que l’absence du père a imprimé en elle, de ce qui souterrainement a produit du malheur.

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