Les écrivains et leur mère

marie-helene-sainton-bibliotheque-grand-parc-liseuses-de-bordeauxLa bibliothèque du Grand-Parc à Bordeaux a invité samedi 8 février Marie-Hélène Sainton pour une conférence intitulée « Les écrivains et leur mère« . Vous n’y étiez pas ? Deux Liseuses vous racontent…

C’est avec beaucoup de vivacité et d’enthousiasme que Marie-Hélène Sainton nous a présenté son travail sur la place de la mère dans la vie et l’oeuvre des écrivains.
Pour illustrer son propos, elle a choisi quatre écrivains à première vue bien différents : Hervé Bazin, Albert Cohen, Charles Juliet et Romain Gary dont elle nous a rapidement exposé la biographie, puis lu quelques extraits de romans autobiographiques.Lire la suite »

Rêves oubliés de Léonor de Récondo

reves-oublies-leonor-de-recondo-liseuses-de-bordeauxRêves oubliés de Léonor de Récondo dresse le portait intime d’une famille confrontée aux sursauts de l’Histoire. C’est un roman intense et doux, violent et poétique.
Les rêves oubliés, ce sont ces aspirations que les vicissitudes de la vie nous forcent à laisser derrière nous. Aux rêves oubliés d’Ama et de sa famille, basque et républicaine, s’ajoutent l’exil et ses tourments. Car l’Histoire – le franquisme puis la seconde guerre mondiale – frappe de plein fouet cette famille, la forçant à se construire entre fuite et peur.Lire la suite »

La lettre à Helga

bergsveinn-birgisson-la-lettre-a-helga-liseuses-de-bordeaux« Je laisse mon esprit vagabonder alentour, sur ces mêmes collines qui sentaient bon le soleil, il y a si longtemps. C’est à peu près tout ce que je puis faire à l’heure qu’il est. »

Coup de coeur des libraires édité par Zulma, La lettre à Helga a tout pour plaire. Et tout pour me plaire aussi, puisque son auteur, Bergsveinn Birgisson, est islandais.

Sentant sa mort proche, le vieux Bjarni se confesse dans une lettre adressée à la femme qu’il a aimée il y a plus de soixante ans mais qu’il n’a jamais épousée, Helga.
« Je compris que je ne réussirais jamais à me libérer de ton emprise – j’aurais soif de toi jusqu’à mon dernier souffle. Je ne me fiche pas mal d’écrire cela, Helga; je ne suis qu’un vieillard qui n’a plus rien à perdre. »Lire la suite »

Entretien avec Arnaud Cathrine

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Lors de sa venue à Bordeaux, Arnaud Cathrine nous a accordé cet entretien, le 23 janvier 2014, en toute simplicité.

Beaucoup de vos livres s’ouvrent sur une citation en exergue. Est-ce important pour vous de mettre votre texte en résonance avec le texte d’un autre auteur ?
Oui. Je l’ai fait depuis le début. Dans Nos vies romancées d’ailleurs, je rends hommage à un certain nombre d’auteurs de chevet. En tant qu’auteur et en tant qu’individu, je suis un grand admirateur. Je trouve très exaltant d’admirer et de se nourrir des autres. Ce n’est pas citer pour citer. Certains textes ont été accompagnés et nourris par des auteurs. Ce sont des miroirs éclairants pour le lecteur. Et ce sont des dettes, tout simplement. Je crois que je pourrais même m’en tenir à cela, ce sont des reconnaissances de dettes. Citer un auteur, c’est signifier d’emblée que quelqu’un nous a aussi aidé à aller là où on est allé.Lire la suite »