Deux brûle-parfums d’Eileen Chang

Deux brûle-parfums pour conter deux vies.
La première est celle de la jeune Wei-lung qui vient demander l’aide de sa tante, une ancienne courtisane riche mise au ban de sa famille. Cette dernière se sert de sa jeunesse, de sa naïveté pour attirer de nouveaux et jeunes amants.

La seconde est celle de Roger Empton qui se marie avec une jeune fille dont l’éducation a éludé la question du corps, de l’amour physique. A cette nouvelle fait écho, en moi, une autre de Maupassant où la jeune mariée, pendant la nuit de noces, croit son mari enragé, car mordu par un chien, présent de mariage.

J’ai aimé la moiteur de Hongkong et de cette société britannique et coloniale qui impose des règles et des codes. Les personnages se retrouvent emprisonnés, leur destin est scellé et la tragédie s’abat sur leur vie. Les brûle-parfums peuvent enfin s’éteindre.

Berengère, 09/04/2015

L’Enfer de Church Street

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Les deux obsessions de mes jeunes années – la religion et le crime – m’habitent encore aujourd’hui. À l’université, j’ai découvert O’Connor et Faulkner, Dickinson et Baldwin, mais toutes ces œuvres ramenaient aux notions de péché et de rédemption, de transgression et de ruine, qui ont constitué mon enfance.

Accueilli le 31 mars à la librairie La Machine à Lire, Jake Hinkson est un écrivain prometteur originaire de l’Arkansas.
Elevé au sein d’une communauté baptiste qu’il choisit comme toile de fond de ce roman noir, l’auteur au look de hipster considère l’écriture comme une évidence. « L’écriture m’a choisi, je ne l’ai pas choisie. »
Les paysages contrastés de l’Arkansas l’inspirent, la présence des montagnes donnant à ces lieux une atmosphère d’enfermement propre à dissimuler quelques secrets et, pourquoi pas, offrir une scène de choix pour deux ou trois crimes crapuleux.Lire la suite »