Un prix prestigieux pour Don DeLillo

don-delilloLa Librairie du Congrès, la plus ancienne institution culturelle des Etats-Unis, a choisi d’attribuer à l’auteur de L’homme qui tombe et de Cosmopolis la première édition de son prix de la fiction américaine. Ce prix lui sera remis en septembre prochain aux Etats-Unis, lors du Festival national du livre.

Fils d’immigrés italiens, Don DeLillo a réagi par ces paroles: When I received news of this award, my first thoughts were of my mother and father, who came to this country the hard way, as young people confronting a new language and culture. In a significant sense, the Library of Congress prize is the culmination of their efforts and a tribute to their memory.

Chronique d’hiver de Paul Auster

Après les années d’égarement avec des livres plutôt décevants comme Dans le scriptorium (2007) ou Seul dans le noir (2009), Paul Auster nous était revenu, ragaillardi, avec de bons livres : Invisible (2010) et Sunset Park (2011). Cette fois-ci, Paul Auster publie une autobiographie d’un genre nouveau, trois décennies après L’invention de la solitude (1982) Jusqu’alors, […]

No country for old men

cormacLe titre de ce post aurait pu être Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme., comme le traduisent les Editions de l’Olivier, mais je trouve ce titre tellement mauvais que je préfère revenir à l’original.

Nous avions déjà discuté du célébrissime roman de McCarthy La route, couronné par le prix Pulizer en 2007, l’année même où sort l’adaptation de ce roman, No country for old men. Là encore, le regard porté sur la condition humaine est assez désespéré.

Alors qu’il chasse l’antilope à la frontière du Mexique, Llewelyn Moss voit aux jumelles des cadavres et des voitures abandonnés en plein désert. Les corps sont criblés de balles, un homme gît à l’agonie, une cargaison d’héroïne remplit un des coffres.  Plus loin, il découvre une serviette en cuir pleine de billets de cent dollars qu’il emporte.
S’ensuit alors une véritable chasse à l’homme. Des trafiquants de drogue, un tueur à gages, un shérif, un ancien officier des Forces spéciales, tous se mettent à la recherche de Moss, pour le protéger ou lui faire la peau.
C’est là que se révèle le talent de McCarthy.  Une écriture brute, sans fioritures. La justesse des dialogues. Ce brin de nostalgie, aussi, lorsque le vieux shérif, le viel homme du titre, se remémore l’Amérique de ses ancêtres. Et le personnage de Chigurh, le tueur à gages, sans conteste notre personnage préféré.

Marisa