L’oiseau du bon Dieu de James McBride

Enfin un roman inattendu !
Une épopée romanesque jubilatoire pleine d’humour, d’ironie et d’entrain.

En 1856, le jeune Henry Shackleford voit sa vie bouleversée quand John Brown, un abolitionniste mystique, vient le libérer de l’esclavage. Celui-ci le prend pour une fille et va lui en donner les habits. L’enfant, surnommé l’échalote, va suivre ce capitaine auto-proclamé et sa petite armée, bringuebalé de campements sommaires aux salons dorés des philanthropes de la côte Est des États-Unis en passant par les bordels peu reluisants de l’Ouest américain.
A travers cette épopée qui a obtenu le National Book Award en 2013, James McBride nous rappelle toute la violence de la question de l’esclavage avant la Guerre de Sécession. John Brown, personnage illuminé et fou, reste pourtant humain et attachant. L’auteur nous livre le portrait d’un authentique héros américain. On rit beaucoup de l’humour féroce de James McBride. Et si l’on peut regretter quelques longueurs et répétitions, on est totalement pris dans cette histoire, tels les témoins de cette époque un peu folle.
Une découverte !

Edith, 20 août 2015

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La dernière fugitive

tracy-chevalier-la-derniere-fugitive-liseuses-de-bordeauxC’est à une jeune fille que Tracy Chevalier, auteur américain vivant en Angleterre, donne le premier rôle dans son dernier roman La dernière fugitive, tout comme elle l’avait fait dans ses oeuvres précédentes.

Honor, une très jeune quaker anglaise, naïve et inexpérimentée, va  découvrir,  en exil, loin du cocon familial, les contradictions inhérentes à chaque communauté et à chaque être humain. Elle y trouvera la force de grandir et de se positionner dans sa vie d’adulte. Lire la suite

Des havanes à la Maison-Blanche

styronConstitué de quatorze essais, ce recueil posthume de William Styron a été publié en 2011 grâce à sa veuve Rose et son biographe.
En plus de constituer un témoignage intéressant sur son époque, ce livre présente l’intérêt de mieux appréhender l’oeuvre de cet auteur américain connu du grand public pour Les confessions de Nat Turner ou Le choix de Sophie, tous deux sujets à polémique.

Fumeur de havanes aux côtés de JFK en plein embargo sur les produits cubains, patient traité pour syphilis dans un hôpital militaire en 1944, intellectuel invité à la cérémonie d’investiture de François Mitterrand, William Styron revient sur les sujets qui lui sont chers : l’esclavage et la ségrégation raciale, la sexualité dans une société puritaine, la guerre, l’appréhension de sa propre mort. Lire la suite