La vie privée d’oubli de Gisèle Pineau

Un 23 novembre 2024, à La Villa Valmont de Lormont se réunissaient deux autrices : Beata Umubyeyi Mairesse et Gisèle Pineau autour de la figure de Maryse Condé, à l’invitation de Lettres du Monde. C’est donc bien entendu de littérature caribéenne dont il a été longuement question, aussi quelle meilleure occasion pouvais-je trouver pour me replonger dans cette littérature abondante et riche en Histoire et en histoires sinon en écriture ? 

Le dernier roman de Gisèle Pineau, « La vie privée d’oubli », raconte justement une longue histoire dans l’Histoire. Elle débute en Afrique à la toute fin du XVIIIe siècle, quand la traite négrière battait son plein, se poursuit en Guadeloupe et se diffracte dans le monde entier à travers toutes sortes de personnages, aussi nombreux que singuliers, tous en lien et l’ignorant.

Lire la suite »

Bakhita, de Véronique Olmi

Le saviez-vous ? Véronique Olmi est comédienne en plus d’être écrivaine. Quoi de mieux qu’un livre audio avec l’auteur comme lectrice pour écouter la fresque historique et romanesque retraçant la vie de Sainte Josepha Bakhita qui commence à la fin du 19e siècle et finit après la seconde guerre mondiale.

C’est dans une église de Touraine que Véronique Olmi a découvert le portrait de cette religieuse née au Soudan lui ayant inspiré ce livre. Bakhita, c’est son prénom d’esclave. Son vrai prénom, elle ne s’en souvient pas. Intriguée par cet oubli, Véronique Olmi se lance alors dans un travail de recherche et d’écriture qui va durer deux ans.

Lire la suite »

Nancy Huston présente «Arbre de l’oubli» dans le cadre de Lettres du Monde. Retour sur un moment intense.

Jeudi 25 novembre, grâce au festival Lettres du monde, nous avons eu la joie d’écouter Nancy Huston à la médiathèque du Bouscat. Elle présentait son roman Arbre de l’oubli sorti cette année chez Actes Sud. Nancy Huston parle très bien français. Canadienne de naissance, ayant vécu une partie de sa vie aux Etats-Unis, elle est arrivée en France à l’âge de 20 ans pour ses études (elle travaille alors sous la direction de Roland Barthes à l’Ecole des hautes études en sciences sociales) et écrit un mémoire sur les jurons, Dire et interdire, publié en 1980. Elle a reçu de nombreux prix dont : en 1996, le prix Goncourt des lycéens et le prix du livre Inter pour Instruments des ténèbres ; en 1998, le grand prix des lectrices de Elle pour L’Empreinte de l’ange ou en 2006 le prix Femina pour Lignes de faille. Elle est musicienne, et la musique est une source d’inspiration pour cette grande autrice.

Nombre de ses romans sont écrits dans sa langue maternelle mais elle s’est rendue compte que de traduire elle-même ses romans en français lui permettait d’améliorer la première version. Ce roman Arbre de l’oubli va suivre trois personnages en parallèle, à différentes époques. Peu de ces romans suivent l’ordre chronologique.

 « Dans la vie, on est obligés de vivre la vie en ordre chronologique, on n’a pas le choix. Quand on a le choix, autant inventer autre chose. »

Lire la suite »

Une sélection pour l’été

Qu’emporter dans votre valise cet été? Les Liseuses vous ont sélectionné quelques pépites à déguster sur la plage, en montagne, à une table de café...

Marie-France : « Puisqu’en vacances, on est censé avoir du temps pour soi, je vous recommanderais les deux tomes de L’esclave islandaise de Steinunn Johannesdottir parus chez Gaïa. S’appuyant sur une histoire vraie, l’autrice nous entraîne dans le sillage douloureux d’une modeste femme de pêcheur islandaise, victime d’une razzia turque et emmenée en esclavage à Alger.
Au détour du voyage, nous faisons même une courte halte dans le Bordeaux du 17e siècle avant de rallier la riche Copenhague des marchands danois. A lire paresseusement allongé sur la plage, l’esprit tenu en éveil par les multiples et poignantes aventures de l’héroïne islandaise et de ses compagnons. »

Marisa vous conseille la lecture de Simetierre de Stephen King : « Dès les premières pages, Stephen King tisse un récit à l’atmosphère envoûtante, peuplé de vieilles croyances indiennes. Un thriller au goût de terre et de sang que l’on dévore sans états d’âme. » Et également ce bon polar de Colin Niel, Les Hamacs de carton, une enquête qui se déroule en Amazonie française.

Isabelle : « Polar ? Roman noir ? Dans les angles morts d’Elizabeth Brundage est avant tout un bon roman américain, aux personnages fouillés, à la construction intelligente. Un soir d’hiver, un homme frappe chez ses voisins, sa petite fille endormie dans les bras : il vient de découvrir sa femme tuée d’un coup de hache. Le roman est un long flash-back qui nous amènera à découvrir qui lui a donné la mort. Connaissez-vous le syndrome du Titanic ? On sait qu’elle va mourir mais, tout au long du livre, on espère qu’elle s’en sortira… Une lecture très prenante. »