Pascale Fougère, interprète

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Pain amer de Marie-Odile Ascher

Pain amer retrace la vie de Marina. 
Petite-fille de Russes blancs ayant fui leur pays suite à la prise du pouvoir par les bolchéviques, elle naît en France. La vie d’émigrés n’est pas simple pour ses parents, mais son enfance est douce et aimante. Elle grandit sur la Côte d’Azur, tombe amoureuse de Marc et attend ses 21 ans pour l’épouser.
Ce destin tout tracé est remis en question lorsque sa famille décide de retourner dans son pays.

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Et si vous fondiez un club de lecture ?

Le magazine Maxi consacre cette semaine un article aux clubs de lecture. Paraît que c’est tendance ! Virginie Desvignes nous a contactées pour recueillir notre témoignage. Accédez à l’article en cliquant sur la photo où il manque encore Edith, Bérengère et Isabelle… Peut-être que ça vous inspirera pour créer votre propre groupe de lecture ?

©Sebastien Ortola/REA

Marisa, 3 novembre 2017

Harlan Coben, l’homme tranquille

Snjor de Ragnar Jonasson

Grand lecteur d’Agatha Christie, de P.D. James et de Peter May, Ragnar Jónasson est la nouvelle coqueluche du polar islandais. Et nous, on lui trouve bien du talent, à ce cher Ragnar.

Un polar efficace. Prenez un jeune policier tout juste sorti de l’école de police, sympa, tout bien comme il faut, qui mène une existence banale auprès de sa blonde, à Reykjavik. Pour sa première affectation, envoyez-le dans un coin perdu, Siglufjördur (rien que le nom vous donne l’envie de fuir), ville où il ne connaît personne mais où tout le monde se connaît.
Dès son arrivée, des choses inhabituelles viennent semer le trouble dans cet endroit d’apparence bien tranquille : un vieil écrivain fait une chute mortelle, le corps d’une jeune femme est retrouvé, étendu dans la neige… Et nous on l’aime bien Ari, alors on le plaint. A peine débarqué, il est sommé de faire ses preuves. Et nous, on aimerait bien qu’il y arrive et que l’enquête soit bouclée fissa, qu’il puisse retrouver sa copine dans son appart de Reykjavik.

Même si les ficelles sont parfois un peu visibles, le scénario tient bon. La lecture de Snjór devient rapidement addictive. On se laisse embarquer sans résistance dans cette histoire qui nous happe et ne nous lâche plus. Une petite lecture sympa, et il n’y a pas de mal à cela. Sauf que…

Arnaldur Indridason a-t-il du souci à se faire ? Certes, Ari Thór n’est pas Erlendur. Mais ce jeune policier nous plaît bien. En mûrissant, le personnage de Ragnar Jónasson pourrait bien égaler la stature du héros d’Indridason. Et l’auteur raconte l’Islande, avec son âpreté et sa rudesse, comme le fait Indridason : c’est peut-être ce qui nous plaît le plus, au fond.

Il n’y a donc pas de mal à faire quelques infidélités à Arnaldur (il n’en saura rien et je pense fondamentalement qu’il s’en fout), d’autant plus que la deuxième enquête d’Ari Thór, Mörk, est sortie cette année aux éditions La Martinière…

Marisa, 30 octobre 2017 

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