Ceux de 14

14Une fois n’est pas coutume, signalons la sortie en kiosque fin juin d’un hors-série du Figaro consacré aux écrivains dans la Grande Guerre intitulé Ceux de 14. On y découvre des photographies de soldats de la Grande Guerre, de civils, images accompagnées d’extraits d’ouvrages de Maurice Genevoix, Aragon, Henri Barbusse, etc. On peut y lire également 12 portraits d’écrivains dans la guerre : Charles Péguy, Henri Fournier, Céline…
Intéressant si l’on veut connaître davantage ces écrivains, ou si l’on veut faire suite à la lecture de 14 de Jean Echenoz.

Par Marisa

Tahar Ben Jelloun – Journal indien

tahar-ben-jelloun1Cet article est paru le 17 février 2013 dans le journal italien La Repubblica. Sa traduction nous est ici proposée par Baptiste Chauveau. 

L’auteur Tahar Ben Jelloun retourne en Inde après vingt années. Il retrouve un pays encore en proie aux violences et aux injustices ‘‘mais qui cherche sa propre voie vers la modernité’’. Dans les notes de voyage que l’écrivain franco-marocain a rédigées  pour  La Repubblica, on découvre les milles contradictions de la plus grande des démocraties.

L’auteur
Tahar Ben Jelloun est né à Fez, au Maroc, en 1944 et vit à Paris depuis 1971. Il a enseigné la philosophie et la psychologie sociale. Parmi ses livres, Le racisme expliqué à ma fille.

Lost in Jaipur, notes éparses du nouveau monde. Vingt années se sont écoulées depuis mon premier voyage en Inde. J’arrivai alors en plein jour. À peine descendu de l’avion, je me souviens avoir éprouvé un choc physique : l’Inde a ses odeurs spécifiques qui accueillent le visiteur et le submergent immédiatement dans un authentique dépaysement. Odeurs d’épices, de parfums, air pollué, senteurs d’une humanité qui vit, se bat et ne s’arrête pas pour te regarder. La vie avec ses rythmes et son mouvement perpétuel. Une vie qu’on arrache avec les dents.Lire la suite »

« Bonjour, je voudrais Les Motos, de Jean-Paul Sartre »

Lu sur l’Express.fr cet article :

« David Alliot s’est amusé à rassembler les détournements involontaires de titres célèbres par les clients des librairies.

Il y a celui qui cherche « Les Motos » de Jean-Paul Sartre, celle qui voudrait « Lady Tinègre » d’Agatha Christie et cet autre qui demande ingénument: « Qui est l’auteur du Journal d’Anne Frank? » Enseignant à l’Institut national de formation de la librairie, David Alliot a demandé à ses anciens étudiants de bien ouvrir leurs yeux et leurs oreilles. Il en a tiré un savoureux recueil de Perles de librairies. On y croise un adepte de Frédéric Lefebvre qui cherche Ruy Blas d’Hugo Boss, un voyageur qui voudrait un « guide » Maupassant et un freudien qui s’ignore s’enquérir de « Thérèse Requin », de François Mauriac. Ces à-peu-près disent aussi ce que la littérature peut avoir d’écrasant ou de furtif au cours de nos scolarités…

Et puis, il y a les saillies plus surréalistes. Notre préférée nous vient de cette cliente qui, découvrant le nouvel Amélie Nothomb, sorti comme chaque année à la rentrée, glisse à son époux: « Ah oui, il est paru. C’est septembre déjà. A propos, fais-moi penser à commander du fuel pour l’hiver… » Ou encore, cette demande un peu évasive: « Bonjour, je cherche un livre, je ne me souviens plus du nom de l’auteur, je ne me rappelle pas le titre, mais je suis sûr qu’il était rouge et rectangulaire… » Peut-être était-ce « L’Odyssée d’eau de mer »? De Homer Simpson?  « 

(source Jérôme Dupuis, L’Express.fr, 11 avril 2012)