Vinegar Girl

Pour un roman dont le titre est Vinegar Girl, que l’on pourrait traduire littéralement par « une fille au vinaigre », celui-ci est charmant et délicieusement sarcastique.

Kate Baptista manque de diplomatie. Elle dit ce qu’elle pense sans prendre le soin d’enrober ses propos dans un peu de courtoisie. Elle va au plus direct dans ses relations comme dans sa manière de manger du bœuf séché : en le découpant aux ciseaux. Ce manque de tact cache (à peine) une existence morne, plus subie que choisie. A trente ans, elle vit toujours chez son père, un scientifique distant plus intéressé par ses sujets de recherche que par ses filles, et tente sans véritable succès d’élever sa jeune sœur Bunny. Elle occupe un emploi d’assistante dans une école maternelle… par défaut.

Le moins que l’on puisse dire, c’était que Kate n’avait jamais envisagé de travailler dans une école maternelle. Cependant, au cours de sa deuxième année d’université, elle avait dit à son professeur de botanique que son explication de la photosynthèse était « foireuse ». Une chose en entraînant une autre, on avait fini par lui demander de partir. 

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