S’adapter, de Clara Dupont-Monod.

Un blessé, une frondeuse, un inadapté et un sorcier. Joli travail.

C’est par cette énumération d’identités que Clara Dupont-Monod termine son roman S’adapter.

Voici donc quatre personnages bien campés dans leur personnalité, dans leur rôle et dans leur sensibilité qui vont nous emmener loin dans l’identification et l’exploration de notre propre psyché. Nous voici installés avec eux dans une vieille maison cévenole, construite avec les pierres millénaires d’une montagne âpre et omniprésente. D’ailleurs ce sont ces pierres qui racontent cette histoire parce qu’elles ont une mémoire, une expérience des êtres qui ont vécu ou vivent là.

Personne ne sait ce paradoxe, que les pierres rendent les hommes moins durs. Alors nous les aidons de notre mieux, nous leur servons d’abri, de banc, de projectile ou de chemin.

Elles vont donc s’attacher à raconter ce que vit cette famille et particulièrement la génération des enfants, à partir de la naissance d’un enfant, dénommé l’enfant, lourdement handicapé, qui vient bouleverser tout ce qui ressort de la normalité.

Une force dévastatrice, qu’ils ne nommèrent pas encore chagrin, les avait propulsés dans un monde coupé du monde (…) un monde d’arbres et d‘enfant couché.
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