Des vents contraires d’Olivier Adam

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Editions de l’Olivier, 2008. Disponible en Points

Olivier Adam parrain de Lire en Poche 2013 !! Hélène avait déjà partagé avec nous son enthousiasme après la lecture des Lisières, à mon tour de partager ce dernier coup de coeur : Des vents contraires, roman que cet écrivain a publié en 2008.

Adapté au cinéma par Jalil Lespert, Des vents contraires est un roman sur l’absence, sur la survie.

Depuis un an, Sarah a disparu. Paul, son mari, reste seul avec leurs deux enfants, sans comprendre la raison de cette absence. Avec acharnement, tel un naufragé s’accrochant aux derniers vestiges de son bateau, Paul s’efforce de continuer à vivre sans elle, sans comprendre, sans parvenir à expliquer à ses enfants les raisons de son départ. Pour ses enfants, il invente une vie nouvelle, dans une ville nouvelle, à Saint-Malo. Tous les trois, ils affrontent chaque nouvelle journée comme si c’était la dernière sans Sarah.

A nouveau, Olivier Adam invente un récit sombre, dépressif et mélancolique. Par la force des mots, il parvient à nous faire vivre l’angoisse de Paul, sa révolte, la douleur sourde et lancinante que cette absence provoque. Jamais plaintif ou mièvre, l’auteur parvient à trouver le ton juste, l’authenticité de l’émotion. A lire de toute urgence… sauf si vous souffrez de dépression chronique.

Marisa

Le grand sommeil de Raymond Chandler

Bogart-300x225Dans les entretiens qu’ils accordent à la presse, les écrivains américains contemporains citent souvent deux ou trois auteurs qu’ils considèrent comme majeurs, comme Mark Twain ou William Faulkner. Le nom de Raymond Chandler apparaît souvent, considéré avec Dashiell Hammett comme l’un des fondateurs du roman noir.

Curieuse de lire cet auteur afin d’en comprendre la filiation, j’ai entrepris la lecture de son roman Le grand sommeil, traduit par Boris Vian en 1948. Le choix de ce livre me paraissait évident parce qu’il était le premier roman de Chandler et qu’il marquait la première apparition du détective privé Philip Marlowe, plus tard sublimé à l’écran par Humphrey Bogart.Lire la suite »

Ceux de 14

14Une fois n’est pas coutume, signalons la sortie en kiosque fin juin d’un hors-série du Figaro consacré aux écrivains dans la Grande Guerre intitulé Ceux de 14. On y découvre des photographies de soldats de la Grande Guerre, de civils, images accompagnées d’extraits d’ouvrages de Maurice Genevoix, Aragon, Henri Barbusse, etc. On peut y lire également 12 portraits d’écrivains dans la guerre : Charles Péguy, Henri Fournier, Céline…
Intéressant si l’on veut connaître davantage ces écrivains, ou si l’on veut faire suite à la lecture de 14 de Jean Echenoz.

Par Marisa

Un prix prestigieux pour Don DeLillo

don-delilloLa Librairie du Congrès, la plus ancienne institution culturelle des Etats-Unis, a choisi d’attribuer à l’auteur de L’homme qui tombe et de Cosmopolis la première édition de son prix de la fiction américaine. Ce prix lui sera remis en septembre prochain aux Etats-Unis, lors du Festival national du livre.

Fils d’immigrés italiens, Don DeLillo a réagi par ces paroles: When I received news of this award, my first thoughts were of my mother and father, who came to this country the hard way, as young people confronting a new language and culture. In a significant sense, the Library of Congress prize is the culmination of their efforts and a tribute to their memory.