Couverture du livre

Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer, de Lucie Rico

Un titre qui ne passe pas inaperçu et qui m’a fait penser à un titre de polar. Or oui, ce roman peut être considéré comme un thriller, d’un genre un peu particulier, il est vrai : il s’agit une enquête qui s’appuie sur le langage et la mémoire.

Jennifer, la narratrice, est une trentenaire célibataire qui habite la capitale, elle semble satisfaite de son existence.
Un jour, la jeune femme, assise à son ordinateur, a une mauvaise surprise : la touche point de son clavier ne répond plus. Impossible donc d’achever ses phrases, sans ligne d’arrivée incapables de s’arrêter d’elles-mêmes. D’autant plus que bientôt le u et le a manquent aussi à l’appel. Tout ce qu’elle écrit se disloque; ici et là se forme encore parfois quelque chose d’impromptu qui ressemble à du sens … Puis plus rien.

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Rentrée littéraire : Ce que nous sommes, de Nora Bossong

Parmi les nouveautés de la rentrée littéraire 2026 dans le domaine étranger, on trouve un roman de l’écrivaine allemande Nora Bossong, traduit par Rose Labourie et intitulé : Ce que nous sommes. Son sous-titre : Une vie sous le troisième Reich.
Une question m’a immédiatement traversé l’esprit : pourquoi parler encore du troisième Reich ? en faire le décor historique d’un énième roman ? Après lecture, il me semble que l’autrice et essayiste allemande de 44 ans a su me répondre…

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Les orphelins. Une histoire de Billy the Kid, de Eric Vuillard

Connaissez-vous Eric Vuillard ?

Eric Vuillard est un écrivain qui revisite certains moments charnières de l’Histoire : il a écrit en 2017 L’ordre du jour qui reprend l’annexion de l’Autriche à l’Allemagne nazie et qui lui a valu le Goncourt, il traite de la colonisation du Congo pour le compte personnel du roi des Belges dans Congo, la révolution française dans 14 Juillet, le massacre des Amérindiens dans Tristesse de la terre… Tout cela ramassé dans de petits volumes, publiés chez Actes Sud.

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Le compromis de long island, de Taffy Brodesser-Akner

Les écrivains américains n’ont pas leur pareil dans l’art de sonder les abysses des relations familiales.

A cela s’ajoute une satire particulièrement mordante de l’environnement socio-culturel de leurs personnages. C’est ce qui semble plaire aux jurys français, en tout cas ce qui m’a plu, entre autres choses, chez Nathan Hill qui s’est vu attribuer, il y a un an, le prix français de la littérature américaine pour son roman Bien-être. J’ai lu récemment avec un égal plaisir celui de Taffy Brodesser-Akner, Le compromis de Long Island, qui a reçu à son tour cette distinction pour l’année 2025.

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