Chez Margot

Que manquait-il pour être heureux dans le secteur de Cambo, Ustaritz, Espelette, Larressore… ? En toute honnêteté et objectivité, pas grand-chose si ce n’est… une librairie !! Et Mélanie de la Librairie Chez Margot est venue y remédier en s’installant il y a deux ans à Cambo-les-Bains pour le plus grand plaisir des lecteurs invétérés ou occasionnels, autochtones ou curistes, qui ne pouvaient continuer à se contenter sans plus de perspectives des Maisons de la presse qui constituent certes de petits phares dans la nuit pour lecteurs en déshérence mais qui ne sauraient combler plus que des besoins ponctuels. La librairie Chez Margot vient donc répondre à un réel besoin sur ce petit bout de territoire très attractif mais auquel il manquait un poumon de littérature pour respirer l’air des montagnes à plein !

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! Rentrée littéraire ! : La récréation est finie de Dario FERRARI

La récréation est finie sortira le 21 août aux Editions du sous-sol. Il s’agit du deuxième roman de l’auteur, encore inconnu en France car c’est son premier roman traduit en français. La récréation est finie ou l’histoire de Marcello qui se lance un peu par hasard dans la rédaction d’une thèse de doctorat sur Tito Sella, un terroriste-écrivain des années de plomb. Marcello le dit lui-même :

Dans ma vie, je n’ai jamais pris aucune décision importante de manière consciente. Ce qui a provoqué mes actions, c’est toujours une combinaison de hasard, d’inertie et d’abandon inconditionnel à des circonstances extérieures. Il en est allé de même avec mon doctorat.

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« Prendre soin au milieu du chaos : l’invention des possibles » Festival Etonnants voyageurs

Autour de la table ronde : Jean HEGLAND, Rodrigo BLANCO CALDERON, Yara EL-GHADBAN

Parmi les personnages principaux des derniers romans de ces trois auteurs : la forêt (Jean HEGLAND, Le temps d’après), des flamants roses (Yara EL-GHADBAN, La danse des flamants roses), des chiens abandonnés (Rodrigo BLANCO CALDERON, De l’amour des chiens).

Ils se déroulent dans des contextes d’atteinte de bout du monde, d’un monde contraint à se réinventer, contextes post-apocalyptiques ou presque même si l’on ne sait pas toujours en quoi a consisté l’Apocalypse. Au Vénézuela dont est natif R. Blanco Calderon, ce sont 9 millions de compatriotes qui ont quitté le pays rappelle-t-il, avec pour conséquence l’abandon d’un nombre considérable d’animaux domestiques et le projet d’ouvrir une improbable fondation pour les prendre en charge. L’occasion pour R. Blanco Calderon de faire référence à la magnifique citation d’une poétesse uruguayenne dont je n’ai malheureusement pas réussi à prendre le nom à la volée :

Puisque tu n’es à l’abri de rien, essaie toi-même de sauver quelque chose.

C’est bien de cela dont il s’agit dans ces trois romans, de sauver ce qui peut l’être, et plus encore de nouer des liens jusque-là inconnus, jamais expérimentés, avec la forêt devenue unique ressource et rempart contre les dangers, avec le monde animal, avec le vivant de manière plus générale, et avec les autres hommes dans un cadre d’existence intégralement transformé. Y. El-Ghadban voulait ainsi faire du territoire palestinien le lieu du début d’une autre histoire, rappelant au passage la force inépuisable de l’espoir à ses yeux :

Si l’espoir n’était pas si puissant, il n’y aurait pas tant de tentatives de le tuer.

Comme elle le dit, ce n’est rien de moins qu’une utopie qu’il s’agissait pour elle d’écrire.

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Séance inaugurale au Festival Etonnants voyageurs sur le thème « Un air de liberté »

Autour de la table ronde : Paul LYNCH, Leïla SLIMANI, Lauren GROFF, Djamila RIBEIRO. Modeste capture d’échanges très nourris sur le thème de la liberté, en toute subjectivité…

Paul LYNCH présentait son dernier roman Le Chant du prophète lors du festival et ce fut l’occasion pour lui de livrer l’intention qui y a présidé : « montrer ce que l’on prend pour acquis : la civilisation, la liberté », montrer la « fausseté dangereuse » de cette croyance, de cette incroyable méprise.

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