Toujours autant de succès pour ce neuvième prix des lecteurs. Les inscriptions sont ouvertes depuis mardi 20 janvier, à l’issue de la présentation dynamique et motivante réalisée par Julie, Laurence et Sandrine.
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Toujours autant de succès pour ce neuvième prix des lecteurs. Les inscriptions sont ouvertes depuis mardi 20 janvier, à l’issue de la présentation dynamique et motivante réalisée par Julie, Laurence et Sandrine.
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Les écrivains américains n’ont pas leur pareil dans l’art de sonder les abysses des relations familiales.
A cela s’ajoute une satire particulièrement mordante de l’environnement socio-culturel de leurs personnages. C’est ce qui semble plaire aux jurys français, en tout cas ce qui m’a plu, entre autres choses, chez Nathan Hill qui s’est vu attribuer, il y a un an, le prix français de la littérature américaine pour son roman Bien-être. J’ai lu récemment avec un égal plaisir celui de Taffy Brodesser-Akner, Le compromis de Long Island, qui a reçu à son tour cette distinction pour l’année 2025.
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Il y a ce que j’ai aimé dans ce roman et dont vous parleront les très bonnes critiques qu’il a reçues : ce roman est drôle, fin, tendre, juste… Les personnages y existent de manière manifeste et crèvent chaque page, le père Hédi, la mère Amani, le fils Salmane qui nous pilote dans l’histoire, le pote Archie, d’autres encore et « La Caverne », ce lieu où ils vivent et où l’on vit avec eux, parcourant tous ses recoins en soi sinistres, moroses mais ce n’est pas avec cet œil-là qu’on les parcourt. La Caverne, 7 tours HLM dotées de noms d’oiseaux plantées à l’orée d’une forêt certes mais relayées par un seul bus qui s’arrête loin avec à proximité un supermarché qui a fermé et dont Le Parking, personnage lui aussi à part entière du roman, est squatté.
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Dans Haute-Folie (Quoi offrir pour Noël), Antoine Wauters nous entraînait dans les arcanes d’une archéologie familiale, ici aussi il s’agit d’archéologie, à l’échelle d’une vie, celle de Michelle. Si en effet, le Josef d’A. Wauters obéit à des évènements qu’il n’a pas connus mais qui guident ses choix et ses renoncements, l’héroïne de Tressaillir éprouve le même besoin de remonter aux sources mais aux sources de ce qu’elle a vécu elle enfant, vécu mais… sous-estimé, enfoui, oublié, pas compris… ?
Qu’est-ce qui fait que l’on arrive à lire en soi et à se comprendre ou que perpétuellement on s’évite, telle est pour moi l’une des questions phares de ce très beau roman.
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