Vivre vite, de Brigitte Giraud

Cela fait longtemps que je gardais à distance Vivre vite de Brigitte Giraud. Pour cause, la mort de mon père qui m’a fait éviter depuis quelques années tout livre parlant du deuil. Mais j’ai fini par le sortir de ma PAL, prête à le reposer à la moindre palpitation. J’ai un attachement particulier pour cette autrice car nous avions eu la chance, grâce aux organisateurs des Escales du livre de Bordeaux, de pouvoir l’interviewer en 2014, l’une de nos toutes premières interviews, et elle avait été d’une gentillesse dont je me souviens encore.

Brigitte Giraud mérite grandement son Goncourt reçu en 2022 pour Vivre vite. Pour parler de l’accident de moto qui a causé la mort de son époux en 1999, elle a donné à ce récit un rythme, une tension qui rappelle l’état dans lequel nous pouvons être sur la route.

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Le livre de Joan, de Paul Thurin

Dans ce premier roman, l’auteur s’inspire d’un fait historique pour nous raconter l’histoire de Joan. Cette jeune noble, confiée à une abbaye dès sa plus tendre enfance, décide de s’en échapper en simulant sa mort avec l’aide de ses amies religieuses.
Ce roman m’a transportée dans l’Angleterre du XIVᵉ siècle, au cœur d’une atmosphère médiévale profondément marquée par la religion. L’immersion est réussie et l’on se laisse facilement entraîner dans cette époque fascinante.

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Reste d’Adeline Dieudonné

Reste, ne me quitte pas, j’ai tant besoin de toi.

Dans ce roman, Adeline Dieudonné met en lumière la perte, le deuil d’un être cher quand on occupe une place illégitime socialement, celle de la maîtresse.

M., l’homme qu’elle aime depuis plus de dix ans, meurt brutalement au cours d’un week-end qu’ils partageaient en amoureux. Son décès la plonge dans une souffrance d’autant plus difficile à vivre que son lien avec lui ne peut être pleinement reconnu.

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Soirée littéraire autour de l’œuvre d’Emmanuel Carrère

« Pourquoi devant tant de noirceur, quand on termine un livre d’Emmanuel Carrère, est-on aussi heureux ? enrichi ? exalté ? » ainsi s’exprime une commentatrice de son œuvre.

En effet lire un livre de Carrère, c’est se confronter à ce paradoxe dont on ne finit pas d’examiner les termes. Heureux, parce qu’on a le sentiment d’avoir progressé dans l’examen de son propre soi ? Enrichi, parce que Emmanuel Carrère nous fait profiter, mine de rien, de son érudition ? Exalté, parce que son écriture nous fait jubiler par son auto-dérision, son ironie et aussi son fort pouvoir d’identification ? « Cet homme, c’est moi ».

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