Rentrée littéraire : Debout dans tes rêves, de Abdellah Taïa

Dans ce roman de la rentrée, Abdellah Taïa met en scène Majid, babysitter d’un jeune garçon appartenant à une famille bourgeoise, à Paris. Se noue entre eux et avec la mère de l’enfant une relation de confiance et d’affection qui sera comme un havre de paix dans la vie mouvementée de Majid. Car celui-ci, jeune boursier marocain, engagé dans l’écriture d’une thèse sur Fragonard (son professeur lui trouvant d’ailleurs peu de crédibilité dans ce choix) vit dans la crainte répétée d’une OQTF s’il n’obtient pas de l’administration française un titre de séjour renouvelable tous les trois mois.

Lire la suite »

L’invention d’Eva, de Alessandro Barbaglia

C’est l’histoire de l’improbable découverte de l’improbable vie d’Hedy Lamarr (Hedwig Eva Maria Kiesler), un nom qui résonne encore pour certains, plus du tout pour d’autres. Née en 1914, elle est décédée en 2000 et l’époque de sa gloire ne s’est pas étendue au-delà des années 60. C’est l’histoire donc de celle dont il fut dit qu’elle était la plus belle femme du monde et qui s’est avérée être une inventeuse géniale dotée d’une intelligence également hors normes. Mais de ça, l’Histoire ne retiendra pratiquement rien tant cette histoire-là ne cadre pas avec l’idée que l’époque voulait se faire d’une femme à la beauté sulfureuse et d’une femme, tout court.

Lire la suite »

Rentrée littéraire : Ce que nous sommes, de Nora Bossong

Parmi les nouveautés de la rentrée littéraire 2026 dans le domaine étranger, on trouve un roman de l’écrivaine allemande Nora Bossong, traduit par Rose Labourie et intitulé : Ce que nous sommes. Son sous-titre : Une vie sous le troisième Reich.
Une question m’a immédiatement traversé l’esprit : pourquoi parler encore du troisième Reich ? en faire le décor historique d’un énième roman ? Après lecture, il me semble que l’autrice et essayiste allemande de 44 ans a su me répondre…

Lire la suite »