Les Liseuses de Bordeaux à la Villa Valmont avec Lettres du Monde pour un hommage à Maryse Condé

C’est parti ! Jusqu’au 26 novembre, c’est autour du thème « De beaux lendemains ? »  que l’édition 2024 du festival Lettres du Monde nous propose, dans toute la nouvelle Aquitaine, des rencontres avec des auteurs venus d’Ailleurs, parlant d’Ailleurs …

Une invitation à prendre de la hauteur, à porter plus loin notre regard, qui fait un bien fou. Qui offre un peu d’air frais alors que souffle un peu plus fort encore, depuis la semaine dernière et une élection Outre-Atlantique, un vent mauvais qui murmure de considérer l’autre comme une menace potentielle et incite au repli sur soi. Le thème de cette 21 ème édition : De beaux lendemains ?

Le samedi 23 novembre restera comme une journée assez exceptionnelle illustrant le dynamisme des Liseuses de Bordeaux. Alors qu’une partie d’entre nous sera à la médiathèque de Pessac pour animer une sieste littéraire, c’est avec un réel plaisir que France, Véronique et Eric s’associeront au festival Lettres du Monde lors d’une rencontre hommage à la grande autrice guadeloupéenne Maryse Condé, décédée en avril dernier.

Cette rencontre, qui aura lieu à la superbe Villa Valmont, sera animée par Elisabeth Meller-Liron et s’articulera autour d’échanges entre et avec deux autrices, Beata Umubyeyi Mairesse et Gisèle Pineau. Nous ponctuerons ces échanges par des lectures à voix haute de passages de plusieurs livres de Maryse Condé.

Date et heure : samedi 23 novembre à partir de 16h00

Lieu : Villa Valmont, Lormont

Prix : gratuit

Les Liseuses en action, novembre 2024

 Trompeuses apparences 

Samedi 23 novembre, les liseuses de Bordeaux sont sur tous les fronts ! Alors qu’une partie d’entre nous sera à la Villa Valmont pour Lettres du monde, Catherine, Zaz et Babeth seront à la médiathèque de Pessac pour une sieste littéraire. Un moment de détente* pour découvrir des extraits de deux romans sur le thème du travestissement entrecoupés d’extraits musicaux. Il sera question d’hommes, de femmes, d’homme se sentant femme, de femme voulant être forte comme un homme, à des époques différentes, où le genre détermine la place dans la société,  et comment le travestissement permet de s’en affranchir. 

Date et heure : samedi 23 novembre de 15h à 16h

Le lieu : médiathèque de Pessac, Jacques Ellul

Adresse : 21 rue de Camponac à Pessac 

Le prix : gratuit 

Réservation recommandée : https://billetterie.pessac.fr/event/390360-sieste-litteraire-le-travestissement-dans-la-litterature

*Vous pourrez vous asseoir sur des transats ou des chaises, mais n’hésitez pas à prendre un plaid pour vous couvrir, voire un tapis de sol et un oreiller si vous souhaitez être allongé.

Les Liseuses en action, novembre 2024

Le club des enfants perdus de Rebecca Lighieri

Je déteste lire des pavés, ça me fatigue à l’avance. Mais je craque dès que je vois certains noms d’auteurs. C’est le cas de Rebecca Lighieri. Je savoure son écriture, et j’aime les sujets auxquels elle est attachée.

C’est par le regard d’Armand que s’ouvre ce roman. Comédien reconnu, cet être narcissique a une conscience aiguë de ce qu’il est, de ce qu’il vaut et de ce qui importe dans sa vie. Néanmoins, comme il le dit :

J’étais bien parti pour être un connard

Non conformiste, il aime d’autres femmes que la sienne tout en considérant que Birke, son épouse reste le centre de sa vie. Comédienne également, elle l’a tiré vers l’excellence. Pourtant ce n’était pas gagné pour cette femme sublime et déterminée. Née dans une famille dysfonctionnelle, avec des parents toxicos et violents, elle dissimule des secrets honteux. Pour Armand, sa femme est une rescapée. Leur fille Miranda, âgée d’une vingtaine d’années, n’a rien en commun avec ses parents. Elle est dépressive, petite, fragile et sans éclat. Enfin, c’est ainsi qu’ils la voient. Armand voue un amour infini à sa fille et il aimerait sincèrement qu’elle soit heureuse. Malgré toute leur compassion, les parents de Miranda la trouvent désespérément lisse. Il faut dire que Birke n’était pas faite pour être mère et elle entretient très peu de relations avec sa fille. Miranda, quant à elle, se considère comme une bouffonne paumée.

Face à mes parents, je me suis toujours sentie comme un insecte englué dans une toile, ou comme un oiseau affolé par trop de phares

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Humus de Gaspard Koenig

Homo vient d’humus. Homo vit d’humus. Puis Homo a détruit humus. Et sans humus, pas d’Homo. Simple.

Voilà qui donne à la fois le titre, le sujet et le ton du dernier roman de Gaspard Koenig paru aux éditions de l’Observatoire et récemment disponible en format poche.

 Au fil de cette tragi-comédie aux accents balzaciens nous suivons les aventures d’Arthur et de Kevin, deux jeunes étudiants à AgroParisTech où ils connaissent une épiphanie en sortant d’un cours sur les lombrics donné par un vieux professeur. A la suite de Darwin celui-ci démontre que les vers de terre permettent par leur travail de labour la transformation d’un sol moribond en une terre régénérée ce qui suffit à convaincre nos deux héros qu’il est urgent d’agir.

 Ce roman à la fois roman réaliste, roman d’idées et roman d’apprentissage plonge le lecteur dans l’actualité écologique et conduit les deux agros à agir dans deux directions de plus en plus opposées au cours de l’action. L’un s’engage dans la voie de la technologie, l’autre dans celle de la néo ruralité et tous deux connaissent parfois sur le mode de la farce un certain nombre de revers.

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