La fille du fossoyeur

C.J. Oates est née en 1938. C’est une auteure américaine très féconde qui sort un livre par an (Les Chutes: prix Femina en 2005).

Dans ce roman, Oates dresse un portrait de femme, comme elle le fait souvent : victimes soumises au bon vouloir des hommes (autorité du père; domination sexuelle des hommes ), ballotées dans les tourmentes politiques, forcées de s’adapter aux circonstances économiques. Mais cette «fille du fossoyeur» va à sa manière prendre son destin en main et accepter d’aller vers ce qui est bon pour elle et respecte sa dignité.
«J’ai su alors qu’un homme pouvait aimer… Un homme peut être bon. Il n’est pas forcé de vous faire du mal.»
Rebecca est la fille de juifs allemands qui fuient le régime nazi et se réfugient dans une petite ville américaine.R est à la limite de deux mondes, elle naît en 1936 sur le bateau qui entre dans le port de New-York. Américaine donc. Lire la suite »

Des éclairs

de Jean Echenoz

Editions de Minuit, 2010

Il s’agit de la biographie fictive inspirée de la vie de l’ingénieur d’origine serbe Nikola Tesla (1856-1943) dont les travaux portèrent sur l’énergie électrique et les transmissions (considéré comme le créateur de la radiodiffusion). Surdoué, il parle sept langues, possède 14 doctorats, a déposé 900 brevets d’invention. Il émigre aux Etats-Unis à l’âge de 28 ans pour rejoindre l’entreprise de Thomas Edison.
On suit sa carrière fantasque, souriant de se troubles obsessionnels compulsifs et de sa seule passion avérée… des pigeons.
Ce roman s’inscrit dans une série de trois (avec Ravel et Courir). Ecriture distanciée d’Echenoz qui emmène le lecteur du réel au fantastique. Ecriture très visuelle, cinématographique, qui laisse beaucoup de traces dans la mémoire du lecteur. C’est aussi la découverte d’une époque, celle de l’industrie naissante aux Etats-Unis sur fond de prohibition.

Hélène

La Reine des lectrices

de Alan Bennett

Folio, 2010

Un petit livre qui part sur une question « Que se passerait-il outre-Manche si, aujourd’hui, sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? ». Alan Benett nous plonge dans la vie de la Reine, ses obligations, son emploi du temps, le protocole sans jamais nous ennuyer puisque tout cela, doucement mais sûrement est considérablement bousculé par sa nouvelle passion. Un livre très amusant. Pur humour anglais. On se sent en bonne compagnie avec cet auteur si subtil, dont on comprend toutes les allusions…

Isabelle