Pluie et vent sur Télumée Miracle, Simone Schwarz-Bart

J’ai découvert Simone Schwarz-Bart dans l’émission L’heure bleue sur France Inter, je me rappelle très bien de sa langue riche, suave, de la profondeur que prenaient ses mots, de l’ampleur de leur prononciation, de la rondeur de l’accent caribéen, cet accent qui donne un relief particulier aux mots, qui nous fait les redécouvrir. Et je me souviens de l’histoire de sa vie, la rencontre très jeune avec son futur mari, André Schwarz-Bart, et l’œuvre commune ayant guidé toute leur vie : dire l’esclavagisme et la Shoah, rapprocher les expériences vécues de l’exil et de l’esclavage (même si son initiative « d’homme blanc » voulant porter une parole sur l’esclavagisme fut, déjà à l’époque, très tristement délégitimée).

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Western, de Maria Pourchet

Un salaud peut-il être aimable ? Ce point ne sera pas tranché car comme dans les westerns, il n’y a pas vraiment de morale. La question serait trop complexe à aborder : les cowboys exterminent les indiens mais en même temps les indiens savent être sans pitié et puis, que font les cowboys si ce n’est protéger les leurs et accomplir leur destin ? Alors…

Alors, on saura en revanche qu’un salaud peut être aimé. Ça on le savait déjà me direz-vous mais a-t-on encore le droit de le dire et plus encore d’écrire une histoire là-dessus aujourd’hui ? C’est en ça que Western (prix de Flore 2023) décoiffe.

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Bakhita, de Véronique Olmi

Le saviez-vous ? Véronique Olmi est comédienne en plus d’être écrivaine. Quoi de mieux qu’un livre audio avec l’auteur comme lectrice pour écouter la fresque historique et romanesque retraçant la vie de Sainte Josepha Bakhita qui commence à la fin du 19e siècle et finit après la seconde guerre mondiale.

C’est dans une église de Touraine que Véronique Olmi a découvert le portrait de cette religieuse née au Soudan lui ayant inspiré ce livre. Bakhita, c’est son prénom d’esclave. Son vrai prénom, elle ne s’en souvient pas. Intriguée par cet oubli, Véronique Olmi se lance alors dans un travail de recherche et d’écriture qui va durer deux ans.

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L’héritage de Violette Pinkerton, de Sandrine Biyi

Bonjour mesdemoiselles. Je me nomme Mademoiselle Pinkerton et je suis votre institutrice. Je vous enseignerai cette année, le calcul, l’orthographe, l’histoire et la géographie. Vous aurez une dictée tous les matins. L’après-midi sera réservé aux cours de couture et de dessin…

C’est en ces termes que la nouvelle institutrice laïque d’un village de l’Entre-deux-Mers se présente à ses élèves et leur explique son programme dans le roman de Sandrine Biyi, L’héritage de Violette Pinkerton.

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