L’univers très particulier des romans de Sandrine Collette est une des raisons de son succès. Dans Madelaine avant l’aube, comme dans beaucoup d’autres, il n’y a pas d’espace temporel ni de lieu identifiable. Son schéma d’écriture correspond au conte, comme elle nous l’expliquera au salon du livre de Saint-Malo Étonnants Voyageurs. L’autrice ne dit jamais où se situe l’action ni quand. Elle souhaite que cela reste universel. Dans le domaine du conte, on utilise des archétypes. Et c’est ce qui lui plaît. Tout n’est pas donné.
Dans « Madelaine avant l’aube » Sandrine Collette créée une fiction dans un entre deux, laissant le lecteur deviner qui est le narrateur ou en jouant avec l’identité de certains personnages du roman.
Comment ne pas être bouleversé par le roman « Je me souviens de Falloujah ». Un récit où se mêle imaginaire et réalité.
La réalité, c’est que Feurat Alani a perdu son père en 2019 qui était irakien. L’auteur né en France, a grandi avec cet homme qui parlait peu de son exil et de son pays d’origine. Devenu journaliste, Feurat décide d’être correspondant en Irak. Avec « Je me souviens de Falloujah », l’auteur rend hommage à son père en parlant d’un homme ayant fui l’Irak mais en imaginant qu’il souffre d’amnésie.
Le roman :
Alors que Rami ne reconnaît pas son enfant et qu’une distance a toujours existé entre eux, son fils, Euphrate, contre toute attente, noue un lien très fort avec son géniteur. L’Irak sera le dénominateur commun de leurs conversations. S’ouvrent alors des allers retours entre une chambre d’hôpital en France où les deux hommes fouillent dans leurs souvenirs et l’Irak. Ce pays à la fois aimé et détesté, qui a vu naître et grandir Rami avant sa fuite en occident. Son enfance avec une marâtre cruelle mais également son amitié avec Hatem. Tous deux deviendront révolutionnaires, opposants à Saddam Hussein. Le 25 janvier 1972 est la dernière date dont Rami se souvient. La date du départ vers la France après avoir été torturé dans le palais de la fin.
La maltraitance physique était gravée dans la peau. La torture mentale, elle, s’inscrivait dans le temps. Elle ne pouvait s’oublier. Elle les suivrait toute leur vie.
Dans la chambre d’hôpital, Euphrate, comble les trous de mémoire de son père, lui raconte son enfance à lui, la force de l’amitié quand on se sent « étrange » dans son pays de naissance, ses vacances en Irak, où le père refusait d’accompagner sa famille.
Mon père gardait le silence. Mais j’avais compris. L’Irak se désagrégeait autant qu’il détruisait mon père. L’ivresse, la violence, tout était la faute de la guerre qui s’immisçait insidieusement dans notre vie.
Euphrate part dans ce pays, sans savoir ce que son père y a vécu. Il va rencontrer les personnes qui ont été les protagonistes de son destin. Avec fluidité, nous revenons dans cette chambre d’hôpital, où chacun dévoile sa part d’histoire qui permettra de révéler le terrible secret.
Jeudi 1 juin, 18h30, il fait très beau à Bordeaux et une vingtaine de personnes sont présentes dans une jolie arrière salle du salon de thé Chat noir cha vert. L’Institut des Afriques et le cercle des Lettres Afro-caribéennes y ont organisé une rencontre littéraire, animée par l’écrivaine Beata Umubyeyi Mairesse, avec l’autrice et illustratrice Chadia Chaïbi-Loueslati.
Hélène Destrée est inquiète. A sa manière de se fondre dans le décor, de se soustraire au regard, Théo cache quelque chose. Elle connaît ces signes, toute son enfance remonte à la surface. Les coups, la soumission, les jeux perfides de son père reviennent la titiller, telle la pointe d’un couteau. Hélène est la référente de la classe des 5ème B. Mais plus pour longtemps. Son passé la dépasse…Lire la suite »