Chavirer de Lola Lafon

En 1984, Cléo, issue d’une famille modeste, a 13 ans. Après un passage humiliant dans un cours de danse classique privé, elle s’inscrit à la Maison des Jeunes et de la Culture de son quartier à Fontenay, pour y faire du modern Jazz. Une révélation pour Cléo qui va s’impliquer au maximum. Alors quand Cathy, jeune femme chic venant de Paris, vient lui proposer d’obtenir une bourse délivrée par la fondation Galatée, Cléo et sa famille vont y voir l’opportunité de réaliser ses rêves de danseuse. Mais il s’agit d’un piège, un piège sexuel qui va se refermer sur elle et dans lequel elle va embarquer d’autres collégiennes.

En 2019, un appel à témoin est passé à la fois par la police et par une émission de télévision afin de retrouver les victimes de cette fondation.

Chavirer, Lola Lafon, éditions Actes Sud

Cléo est alors mère de famille, ancienne danseuse dans les émissions de télévision du samedi soir. Rattrapée par son passé, elle est rongée par la culpabilité d’avoir entrainé avec elle d’autres collégiennes et occulte complètement le fait d’avoir été une victime.

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La Nuit de la lecture des Liseuses

Grâce à un partenariat avec France 3 NoA, nous avons participé à la Nuit de la lecture en enregistrant pour la chaîne de courts extraits d’oeuvres de notre choix. Karine et Yves se sont joints à nous pour l’occasion.
Une belle façon de vous présenter des livres que nous aimons…

Portraits de femmes libres

Gaëlle Josse, Frédérique Deghelt et Emmanuelle Favier étaient les invitées de Lire en Poche pour une table ronde intitulée « Portraits de femmes libres ». Une rencontre passionnante racontée par Marie-France, une des modératrices.

Exofictions*, biographies romancées, portraits sensibles abondent depuis quelques années dans la production littéraire. Dans cette catégorie de roman, la frontière entre réel et fiction est toujours un peu brouillée. Toutefois, une chose est sûre, la rencontre de l’auteur contemporain avec le personnage public et plus ou moins célèbre dont il veut raconter – voire réinventer – l’histoire, dont il veut cerner au plus près le ressenti, cette rencontre n’est pas anodine. C’est une confrontation qui touche à l’intime et qui laisse des traces dans la réflexion et la sensibilité de l’écrivain.

C’est en tout cas ce qui est ressorti de l’entretien qui réunissait Gaëlle Josse, Frédérique Deghelt et Emmanuelle Favier dans le cadre du festival littéraire Lire en Poche de Gradignan.

Chacune s’est emparée de l’histoire d’une femme artiste d’une époque passée, célèbre ou méconnue de son vivant et en passe de devenir célèbre à notre époque. Lire la suite

Petit-déjeuner littéraire avec Laurent Gaudé

Nous étions 11 autour de Laurent Gaudé pendant ce moment privilégié, 11 personnes émues, hommes et femmes, de la plus jeune au plus vieux, tous admirent Laurent Gaudé. Il arrive ébouriffé et les yeux empreints de fatigue « Je ne suis pas du matin ». Alors on va y aller en douceur, ça tombe bien parce que doux et bienveillant c’est ainsi qu’il m’apparaît. Chacun se présente, donne les raisons de sa venue. J’entends « Je suis impressionné d’être là avec vous » ou « Le soleil des Scorta : une grosse claque, j’ai toujours ce livre avec moi ». Laurent Gaudé écoute et partage avec nous ce temps suspendu. Il est heureux de voir qu’un de ses livres peut déclencher un voyage, que la littérature peut impacter une vie. Retour sur les thèmes abordés.

La liberté dans l’écriture

« Ce que j’aime c’est l’aspect jouissif d’inventer. Dans un roman on peut écrire ce que l’on veut. Ce que je ressens lorsque j’écris, c’est cette grande liberté qui n’existe pas en écrivant une pièce de théâtre ou un scénario pour le cinéma. Dans le roman, la seule boussole c’est la cohérence de son propre objet. J’ai besoin d’un cadre et d’une architecture assez précise, d’un plan, mais je ne sais pas comment le paragraphe va se terminer. Je sais à peu près où vont mes personnages, mais parfois ils prennent plus ou moins de place, et je suis surpris de voir comment ils ont évolué. » Lire la suite

Une sélection pour l’été

Qu’emporter dans votre valise cet été? Les Liseuses vous ont sélectionné quelques pépites à déguster sur la plage, en montagne, à une table de café...

Marie-France : « Puisqu’en vacances, on est censé avoir du temps pour soi, je vous recommanderais les deux tomes de L’esclave islandaise de Steinunn Johannesdottir parus chez Gaïa. S’appuyant sur une histoire vraie, l’autrice nous entraîne dans le sillage douloureux d’une modeste femme de pêcheur islandaise, victime d’une razzia turque et emmenée en esclavage à Alger.
Au détour du voyage, nous faisons même une courte halte dans le Bordeaux du 17e siècle avant de rallier la riche Copenhague des marchands danois. A lire paresseusement allongé sur la plage, l’esprit tenu en éveil par les multiples et poignantes aventures de l’héroïne islandaise et de ses compagnons. »

Marisa vous conseille la lecture de Simetierre de Stephen King : « Dès les premières pages, Stephen King tisse un récit à l’atmosphère envoûtante, peuplé de vieilles croyances indiennes. Un thriller au goût de terre et de sang que l’on dévore sans états d’âme. » Et également ce bon polar de Colin Niel, Les Hamacs de carton, une enquête qui se déroule en Amazonie française.

Isabelle : « Polar ? Roman noir ? Dans les angles morts d’Elizabeth Brundage est avant tout un bon roman américain, aux personnages fouillés, à la construction intelligente. Un soir d’hiver, un homme frappe chez ses voisins, sa petite fille endormie dans les bras : il vient de découvrir sa femme tuée d’un coup de hache. Le roman est un long flash-back qui nous amènera à découvrir qui lui a donné la mort. Connaissez-vous le syndrome du Titanic ? On sait qu’elle va mourir mais, tout au long du livre, on espère qu’elle s’en sortira… Une lecture très prenante. »