Ce court roman ne vous prendra pas beaucoup de temps à lire, mais il restera dans votre esprit, soyez-en sûrs. Il vous questionnera sur votre rapport à l’art et sur la perception que l’on en a. Mais surtout, il vous entraînera dans un huis clos obsédant, au cœur de la nature humaine et de ses profondeurs.
Inspiré par la célèbre performance de l’artiste Marina Abramović, réalisée à Naples en 1974 et restée gravée dans la mémoire du monde artistique, Heures sauvages est une œuvre percutante, à vif et incendiaire, dans laquelle Marie Petitcuénot nous plonge avec une intensité saisissante.
Qu’est-ce que l’être humain est réellement capable de faire à autrui lorsque plus rien ne lui interdit d’agir ? Lorsque toutes les limites s’effacent, lorsque tout lui est offert sur un plateau et qu’il a le choix des armes…
Que devient l’homme lorsqu’il se retrouve affranchi des règles, libéré du jugement des autres et du regard de la société ? Jusqu’où peut-il aller ? Et surtout, quelle part de lui-même choisira-t-il de laisser surgir ?
Cette expérience, cette performance – comme le souligne le roman – nous confronte finalement à l’essentiel : le bien et le mal. Deux forces qui cohabitent en chacun de nous. Mais lorsque les frontières disparaissent, laquelle prend le dessus ?
Heures sauvages est de ces romans troublants, bouleversants et même dérangeants qui ne se referment pas tout à fait une fois la dernière page tournée. Un texte à lire, à partager et à faire circuler, tant il résonne avec notre époque : une société divisée, ambivalente, et où la frontière entre le bien et le mal semble parfois bien plus fragile qu’on ne voudrait l’admettre.
Pauline, août 2026
Heures sauvages, Marie Petitcuénot, Editions Héloïse d’Ormesson, 20 août 2026