couverture Tombée des nues

Tombée des nues, de Violaine Bérot

Ce texte, étonnant par sa construction narrative et profondément bouleversant par le thème qu’il aborde, m’a laissée sans voix. J’ai suivi la recommandation de l’autrice en le lisant dans l’ordre des numéros, ce qui m’a permis de me laisser porter par les voix successives de chaque personnage.

Ce roman, qui nous plonge dans le déni de grossesse et explore la maternité à travers les points de vue des protagonistes gravitant autour de la parturiente, m’a profondément troublée. Je n’ai pu m’empêcher de faire un parallèle avec Le Papier peint jaune de Charlotte Perkins Gilman, qui aborde la psychose puerpérale, un trouble psychiatrique rare et grave survenant généralement dans les jours ou les semaines suivant l’accouchement.

Dans ce texte percutant, Violaine Bérot explore la maternité dans toute sa complexité. Elle interroge les représentations idéalisées de la mère, le mythe d’un lien immédiat et instinctif avec l’enfant, ainsi que les projections de l’entourage et les silences qui peuvent entourer la naissance. À travers une écriture vibrante et sensible, elle dépeint une maternité plurielle, traversée de doutes, d’ambivalences et d’émotions parfois déroutantes.
Un livre à lire, absolument.

Pauline, mars 2026

Tombée des nues, Violaine Bérot, 2018 pour Buchet-Chastel et 2025 pour le Livre de Poche.

La voie, de Gabriel Tallent

Comme toutes celles et ceux qui avaient lu My Absolute Darling, j’avais hâte de découvrir le nouveau roman de Gabriel Tallent. J’avais reçu le premier comme un uppercut et j’en redemandais. J’étais incapable de le lâcher car très bien construit même si l’expérience de lecture était éprouvante. Son nouveau roman ne m’a pas fait le même effet… au début. C’est un roman qui prend son temps pour installer le contexte de l’histoire, une étape nécessaire pour donner toute l’ampleur aux propos développés dans le dernier tiers du roman.

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Brûler grand, de Juliette Oury 

« Je n’y arrive plus. » Voilà ce que dit Émilie Bosquet, substitute du procureur, à Myriam, la thérapeute qui va l’accueillir dans son centre pendant une semaine. Un temps pour se poser et prendre soin de soi. Mais Émilie, son job, c’est de s’occuper des autres. C’est pour ça que son téléphone sonne jour et nuit. Pour être au service de la Justice. Au service. Comme un bon petit soldat. Mais aussi parce qu’être, constamment sollicité au travail, donne une sensation de puissance. Se sentir utile voire indispensable. C’est ce que vivent les pensionnaires du centre de soin qui partagent avec elle les symptômes d’un épuisement professionnel, et toutes sont dans le besoin de bien faire.

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