! Rentrée littéraire ! : La récréation est finie de Dario FERRARI

La récréation est finie sortira le 21 août aux Editions du sous-sol. Il s’agit du deuxième roman de l’auteur, encore inconnu en France car c’est son premier roman traduit en français. La récréation est finie ou l’histoire de Marcello qui se lance un peu par hasard dans la rédaction d’une thèse de doctorat sur Tito Sella, un terroriste-écrivain des années de plomb. Marcello le dit lui-même :

Dans ma vie, je n’ai jamais pris aucune décision importante de manière consciente. Ce qui a provoqué mes actions, c’est toujours une combinaison de hasard, d’inertie et d’abandon inconditionnel à des circonstances extérieures. Il en est allé de même avec mon doctorat.

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Sylvain Prudhomme, étonnant auto-stoppeur

Lors de sa première candidature, Donald Trump a fait de la construction d’un mur entre les Etats Unis et le Mexique l’une des mesures phares de son programme. Un an après son élection, l’écrivain Sylvain Prudhomme part réaliser un reportage sur ce sujet. En auto-stop, il parcourt de l’océan Pacifique à l’océan Atlantique les 2500 kms de la frontière qui sépare les deux états, interviewant les automobilistes. Dans son dernier livre, Coyote, paru en 2014 aux Editions de Minuit, il nous offre un récit complet de ce périple. Les jurés du dernier festival littéraire des Étonnants Voyageurs de Saint Malo l’ont récompensé en lui décernant le prix Nicolas Bouvier.

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Madelaine avant l’aube, de Sandrine Collette

L’univers très particulier des romans de Sandrine Collette est une des raisons de son succès. Dans Madelaine avant l’aube, comme dans beaucoup d’autres, il n’y a pas d’espace temporel ni de lieu identifiable. Son schéma d’écriture correspond au conte, comme elle nous l’expliquera au salon du livre de Saint-Malo Étonnants Voyageurs. L’autrice ne dit jamais où se situe l’action ni quand. Elle souhaite que cela reste universel. Dans le domaine du conte, on utilise des archétypes. Et c’est ce qui lui plaît. Tout n’est pas donné.

Dans « Madelaine avant l’aube » Sandrine Collette créée une fiction dans un entre deux, laissant le lecteur deviner qui est le narrateur ou en jouant avec l’identité de certains personnages du roman.

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Ecrire à l’ère de Trump – Festival international du livre et du film de Saint-Malo

En quoi la présidence de D. Trump marque-t-elle la littérature de notre époque ?
Cette problématique, naturellement attendue par le public car elle s’inscrit dans une actualité politique et culturelle américaine très médiatisée, est soumise au témoignage de trois écrivains américains : Stephen Markley (Le déluge), Lauren Groff (Les terres indomptées) et Mateo Askaripour (Tous les invisibles) dans le cadre du festival de Saint-Malo Etonnants voyageurs. Si tant est, bien sûr, comme le fait remarquer habilement le médiateur, que le nom de Trump puisse à lui seul définir l’époque actuelle.
Lauren Groff réagit avec force à cette remarque : « Il n’est pas question que Trump colonise ma pensée comme lors de son premier mandat ! » A l’époque, les institutions jouaient leur rôle et pouvaient opposer une résistance. Aujourd’hui, « il est l’institution ». Lui et son système détricotent la démocratie américaine en faisant pression sur la justice, la culture, l’administration, les médias et l’enseignement. Mais il ne leur enlèvera pas la liberté de penser qu’il existe un monde meilleur.
Matéo Askaripour fait remarquer que ce mandat aura un terme qu’ils doivent attendre sans se décourager, hors de question qu’il les privent de leur joie de vivre, sans cela, ça voudrait dire qu’il a gagné ! Stephen M. acquiesce, nous assistons à une déferlante avec une concentration de la puissance économique autour du pouvoir politique ; une poignée de psychopathes fait la loi dans un climat de peur. Lucide, il ajoute que Trump n’est pas le problème en soi, il est le symptôme de quelque chose de sous-jacent.

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