Escales du livre : à déguster sans modération

Vendredi prochain commenceront les Escales du livre pour trois jours de rencontres, expositions, lectures et spectacles en lien avec la littérature. Un programme riche auquel les Liseuses de Bordeaux participeront. Nous vous proposons de déguster sans modération un dialogue entre Lauren Malka (invitée pour son récit-enquête Mangeuses, Histoire de celles qui dévorent, savourent ou se privent à l’excès ed. Les Pérégrines)  et Juliette Oury (pour son premier roman Dès que sa bouche fut pleine, chez Flammarion). Babeth sera la modératrice de cet événement où il sera question de cuisine et de gourmandise, de patriarcat et de féminisme, de tabous du corps et de sexualité.

Rendez-vous à 15h, à la Brasserie du Port , 8 Rue du Port, à Bordeaux

Les Liseuses de Bordeaux, avril 2024

Lou y es-tu ? de Gilles Abier

Sommes-nous la même personne avant et après un coma ?
Lou est le point de départ de cette histoire. C’est une jeune femme de 18 ans, assez solitaire, aimant la nature, le sport et les voyages. Elle sort avec Noah qui était jusqu’à présent son meilleur ami. Ils ont toujours été très complices, ils se connaissent parfaitement, leurs goûts, leurs habitudes. Il ne restait que la fusion des corps : c’est chose faite lors d’un weekend escalade en Lozère.

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Charlotte, de David Foenkinos. Le coup de cœur de Pauline.

C’est l’histoire d’une fascination. Celle qu’a éprouvée David Foenkinos quand il a découvert l’œuvre de Charlotte Salomon, artiste peintre d’origine allemande et de confession juive, décédée à l’âge de 26 ans. Il s’est senti happé par ses peintures, comme quand on sait, au fond de soi, être en proie à une douce intrusion. Comme une sensation de familiarité, une sorte de vibration interne que l’âme reconnait. Il commence alors un travail de recherche qui durera 8 ans, allant même jusqu’en Allemagne pour découvrir qui était Charlotte, sa vie, son histoire et son destin tragique.  

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Vie sauvage, de Philip Rohr

Mais où va-t-elle ? C’est la question que je me suis posée pendant tout le roman. Claudia vient de quitter le domicile conjugal. Elle part, elle a besoin de réfléchir. Une semaine. Et elle va abandonner sa voiture sur une aire de repos. Marcher le long de l’autoroute, mettre cent fois sa vie en danger. Elle marche, nuit et jour, dans les bois, dans la ville. Claudia regarde les êtres qu’elle rencontre dans la rue, dans les bars. Leur colère, leur solitude. Pour se confronter à ses propres sentiments de tristesse, d’abandon, de colère et d’isolement. Ou peut-être pour oublier, pour en finir. C’est lent et en même temps c’est happant. Comme tout lecteur, je veux savoir ce qu’elle nous cache. Pourquoi cette errance ? Que cherche-t-elle ?

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