Grâce à un partenariat avec France 3 NoA, nous avons participé à la Nuit de la lecture en enregistrant pour la chaîne de courts extraits d’oeuvres de notre choix. Karine et Yves se sont joints à nous pour l’occasion.
Une belle façon de vous présenter des livres que nous aimons…
Auteur : Liseuses
Elmet de Fiona Mozley
L’histoire
Daniel vit dans une maison construite dans les bois du Yorkshire, avec son père et sa sœur ainée, sur les terres d’un propriétaire sans scrupules, Mr Price.
En harmonie avec la nature qui les entoure, la famille mène une vie marginale. La mère est partie et le père fait subsister les siens grâce aux combats qu’il gagne, pour de l’argent, à la force de ses poings. Sous la protection de leur père, les enfants grandissent, s’accommodant de ses absences et de ses silences. Un lien profond unit ces trois êtres, fait d’amour, de respect et de confiance.
Tout bascule le jour où Mr Price les menace d’expulsion. En réaction, le père organise un mouvement de résistance, ralliant à sa cause les travailleurs et les locataires de la région, eux aussi opprimés par les propriétaires. Une mécanique dramatique se met alors en mouvement…
Ce qui nous plaît
Le choix narratif. Dans Elmet, l’auteur réussit à faire naître chez le lecteur un sentiment d’empathie pour le père et ses enfants. Le fait de choisir pour narrateur le jeune Daniel y est sans doute pour quelque chose : racontée d’une voix candide et fragile, la violence qui s’installe n’en est que plus intolérable.
Le père. Mi-Captain Fantastic, mi-Robin des Bois, le personnage du père est magnifique.
« Malgré toute sa brutalité, papa aimait les gens. Il avait pour eux l’affection d’un chasseur pour ses proies. Il les aimait profondément, sincèrement, mais avec distance. Il avait peu d’amis, il ne les voyait pas souvent, mais les gens qu’il aimait, il les choyait comme de vieux souvenirs. Et il se souciait d’eux. »
Le style. L’écriture de Fiona Mozlay, même lorsque la tension est dramatique, sait se faire délicate. A la manière des impressionnistes, l’auteure signe un roman tout en finesse où les silences et les non-dits ont toute leur place. On remarquera donc une attention pour le lecteur qui n’est pas « téléguidé » : à lui de trouver ses propres réponses, à lui d’imaginer, en marge, un développement au récit.
L’habileté. L’auteure évite l’écueil d’un roman manichéen opposant les riches et méchants propriétaires aux gentils locataires honnêtes. Le récit est bien plus complexe et l’intrigue bien plus difficile à dénouer.
Un récit universel. Située au 20ème siècle en Angleterre, cette histoire pourrait très bien avoir lieu à une autre époque, à un autre endroit. La portée universelle de ce conte est évidente : Fiona Mozley nous raconte une histoire de combat, d’espoir et de fraternité.
Un premier roman abouti.
Marisa, 6 janvier 2020
La chambre des merveilles

Vous lirez avec beaucoup de plaisir le premier roman de Julien Sandrel, auteur sympathique rencontré au salon Lire en poche 2019.
Louis a douze ans et vit entre sa mère et sa grand-mère dans une complicité un peu à l’étroit, un temps qui file à toute allure et ne laisse pas toujours l’espace de vrais échanges. Le récit commence un samedi matin, trop pressé, et Louis est contrarié de voir sa mère encore au téléphone pour des motifs professionnels. Il disparait alors de la vue de sa mère avec un skate lancé à vive allure, et des écouteurs sur les oreilles. La suite, c’est d’abord un drame, l’accident, le temps qui se fige soudain, et les jours qui s’égrainent sur le fil de l’espoir. Mère et grand-mère déploient toutes leurs forces de vie autour de Louis, mais c’est bien grâce à ce « carnet des merveilles », trouvé derrière le lit de Louis, que l’on va sourire, ou rire franchement…Thelma, sa mère, accomplira un à un les défis lancés par Louis dans ce carnet.
C’est une ode à la vie, au partage, au temps présent, à la rêverie… Vous apprécierez la justesse du récit pour ses moments de gravité, mais autant pour ceux de l’audace, de la malice, et de l’incroyable force de vie de cet adolescent ou de ses mère et grand-mère à son chevet…
Ce livre vous offrira des pensées de jeu et de partage avec grands et petits enfants ! Peut- être même beaucoup plus… du coté des sagesses de la vie.
Laëtitia, 29 décembre 2019
Pour Noël, les Liseuses vous conseillent…
La tendresse du crawl de Colombe Schneck

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Les Chroniques du hasard d’Elena Ferrante

Les polars de Ian Rankin

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La mécanique de la chute de Seth Greenland
Marie-France partage son coup de coeur pour La mécanique de la chute, de Seth Greenland : « Voici un excellent roman américain dont l’intrigue menée d’une plume à la fois acerbe et facétieuse vous tiendra en haleine jusqu’au bout. Il y a du tragique, du tragique à l’américaine, dans le destin du héros du roman, richissime magnat de l’immobilier.Borgo Vecchio de Giosuè Calaciura
Florence plébiscite Borgo Vecchio de Giosuè Calaciura : « Une magnifique histoire d’enfants du quartier éponyme de Palerme. La quatrième de couverture nous promet une intrigue semblable à un livret d’opéra. Entre violence et beauté, bien et mal, Borgo Vecchio m’a tenu en haleine jusqu’au final. »L’arbre-monde de Richard Powers
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Pour la paix de Paul Eluard et Pablo Picasso
Laetitia choisit pour vous Pour la paix de Paul Eluard et Pablo Picasso : « Voilà un très beau livre à (s)’offrir…Beau coffret, papier épais et livre sobre, qui mêle le dessin de Pablo Picasso (variations sur le thème de la colombe), et de magnifiques et courts poèmes de Paul Eluard, mis en lumière par Michel Murat, qui est professeur de littérature française à la Sorbonne.
C’est l’histoire d’une amitié née dans les années 1920 en plein mouvement surréaliste, qui prend une dimension politique sans défaut en 1935 en pleine guerre civile espagnole et tragédie de Guernica.
Ce travail conjoint de ces deux auteurs traduit leur engagement pour la paix, dans le langage d’une simplicité épurée et tendre… »
Tu mourras moins bête de Marion Montaigne
Marisa quant à elle vous conseille Tu mourras moins bête de Marion Montaigne : « Une série BD qui aborde la science par l’humour. Le Tome 1 intitulé La science, c’est pas du cinéma, traite des erreurs scientifiques commises dans les films de science-fiction et d’action… Fous rires garantis! »