L’événement : le festival de la BD d’Angoulême

L’événement de ce mois de janvier, c’est le festival de la BD.
La 46ème édition du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême démarre ce jeudi. Alors que certains salons du livre ont du mal à faire passer la pilule des animations payantes, ce festival cartonne malgré l’augmentation des prix.
J’ai demandé à Elodie et Guillaume, grands amateurs de bande dessinée, leur témoignage. Je les remercie chaleureusement pour tous ces détails.

Depuis combien de temps participez vous au festival d’Angoulême ? Nous participons au FIBD chaque année depuis 2015, ce sera donc notre cinquième édition.

L’organisation  du festival a-t-elle beaucoup changé depuis votre « première fois » ? L’engouement pour la bande dessinée aujourd’hui est tel que le festival n’est plus à l’échelle de son succès. L’organisation est difficilement capable de gérer un si grand nombre de visiteurs: on compte environ 200 000 visiteurs sur les quatre jours ! Des queues interminables se forment à l’entrée des pavillons, le plan Vigipirate n’ayant pas arrangé les choses. Une fois à l’intérieur, on se retrouve à attendre des heures assis par terre, serrés les uns contre les autres pour avoir une dédicace. Les auteurs les plus populaires sont accessibles sur tirage au sort ou sur tickets distribués dès l’ouverture sur le stand de l’éditeur, alors gare à la ruée…
S’il était possible de faire dédicacer ses propres BD les premières années, aujourd’hui il faut acheter son album chez l’éditeur pour avoir droit à une dédicace. Notons également le prix des pass, accessibles auparavant à 15€ grâce à un partenariat avec Cultura: ils coûtent à présent 36€/personne pour 4 jours.

 

Pouvez-vous décrire le festival et ce qu’il propose ? Le festival s’adresse à tous les publics et propose de nombreuses manifestations. La plus populaire est la rencontre avec les auteurs et les dessinateurs qui permet de faire connaissance autour d’une dédicace. Il est difficile d’être exhaustif car nous n’avons pas tout essayé, mais nous pouvons citer les concerts dessinés qui ont lieu au théâtre d’Angoulême, les conférences programmées sur l’ensemble du festival, les ateliers jeunesse ou encore les rencontres internationales animées par des conférenciers.
Le festival est divisé en « bulles » éparpillées dans la ville qui possèdent chacune leur thématique : quartier jeunesse, jeunes talents, polar, manga, BD alternative… il y en a pour tous les goûts. Sans oublier toutes les superbes expositions: cette année Batman est à l’honneur aux côtés de Richard Corben ou Manara, entre autres.
Des prix sont également décernés le dimanche, en particulier le Fauve d’or qui ne manquera pas de booster les ventes de la BD primée.

Quel est votre budget pour le festival cette année ? On tourne autour des 500 euros pour trois jours, du jeudi au samedi, en comptant l’essence, le logement, les repas, le pass 4 jours pour le festival et les manifestations payantes. A cela s’ajouteront nos achats de BD prévus et les coups de cœur.

Pourquoi êtes-vous autant motivés à retourner au festival malgré les prix en constante  augmentation Nous y retournons chaque année car nous sommes des passionnés. Nous avons nos auteurs préférés que nous souhaitons voir ou revoir. Le festival nous permet de découvrir de nouveaux talents et de voir des expositions vraiment exceptionnelles. Le prix du pass est légèrement excessif quand on compare aux années précédentes. Cependant il comprend l’accès aux bulles, aux expositions, aux rencontres internationales et aux animations. Il est vrai que les spectacles dessinés sont à ajouter, mais ils en valent vraiment le « coût » !

Si vous deviez changer quelque chose à ce festival… Il faudrait que les bulles ainsi que les lieux d’exposition soient agrandis ou mieux aménagés pour éviter que les festivaliers ne se marchent dessus au plus fort du festival, le samedi et le dimanche. Un peu plus de courtoisie entre les visiteurs ne serait pas de trop, certains veulent leur dédicace à tout prix…

Quels sont vos coups de cœur pour 2019 ? La rétrospective Taiyo Matsumoto sur le thème « Dessiner l’enfance » ainsi que le spectacle dessiné « Monstres d’Asie » avec le crayon de Kim Jung Gi et la musique de l’orchestre philharmonique de Paris. 

Leurs conseils BD

L’Age d’or de Cyril Pedrosa et Roxanne Moreil, une épopée qui vient de remporter le prix de la BD Fnac France Inter ! Dans les BD jeunesse, Le Prince et la Couturière de Jen Wang. C’est une jolie histoire sur l’acceptation de la différence et sur l’amitié qui fait partie de la sélection officielle.

Le site du festival : http://www.bdangouleme.com/

Propos recueillis par Babeth, 22 janvier 2019

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